Le Dragon bleu: Adapter le cadre de la peinture au théâtre de Robert Lepage et de ce théâtre à la bande dessinée de Fred Jourdain, cosmopolitiquement et ludiquement
Bibliographic record
Abstract
Le Dragon bleu:Adapter le cadre de la peinture au théâtre de Robert Lepage et de ce théâtre à la bande dessinée de Fred Jourdain, cosmopolitiquement et ludiquement Chris Reyns-Chikuma « If mise en scène is what we see, framing is what happened before the spectacle is presented » (Bal 137). L'adaptation est aujourd'hui un phénomène central en études culturelles (Bruhn 10-11), et elle fait d'ailleurs l'objet de milliers de publications « and even journals devoted to the field » (Bruhn 4). La notion d'adaptation est importante parce qu'elle met en jeu des concepts essentiels pour comprendre notre modernité. Après plusieurs siècles de hiérarchie plus ou moins rigide entre les arts, genres et médias, notre manière de comprendre notre monde transmédiatique est aujourd'hui moins hiérarchisante. Ainsi pendant longtemps l'adaptation impliquait les notions de fidélité, de spécificité et d'unilinéarité, le plus souvent du texte écrit au texte visuel, avec un jugement défavorable pour le deuxième, présenté comme une (mauvaise) copie de l'original. Aujourd'hui, sauf pour quelques nostalgiques ou réactionnaires, la manière statique de voir ces concepts est dépassée, et l'accent est de plus en plus mis sur la « creative adaptation » (voir Hutcheon). Le théâtre de Robert Lepage et son travail scénique mettant en avant la théâtralité et l'utilisation systématique de multiples médias déconstruisent à la fois cette notion de spécificité et cette hiérarchie des arts, des médias et des genres. Similairement, l'adaptation de cette pièce en bande dessinée par Fred Jourdain met également en question cette hiérarchie, entre autres entre le grand art théâtral et la petite bande [End Page 446] dessinée (BD), par une mise en page à la fois fidèle et créatrice de la mise en scène épique de Lepage. Dans cet article, je tente de répondre aux trois questions suivantes. Premièrement, comment une adaptation intéressante du théâtre en bande dessinée, et spécifiquement d'un théâtre « théâtral » comme celui de Lepage, est-elle possible ? Ou quels éléments matériels et formels choisis par Jourdain rendent cette adaptation créative ? Deuxièmement, quels éléments nouveaux apporte cette BD de Jourdain comme adaptation et dans l'histoire de la BD ? Troisièmement, quels sont les effets potentiels de cette adaptation créative, en particulier à travers le jeu avec le cadre, sur les spectateurs-lectrices ?1 Pour cela, je montre d'abord comment la mise en scène du Dragon bleu (2008) de Lepage est mise en images, en cases et en pages par Jourdain dans sa bande dessinée du même titre (2011). D'une part, Jourdain joue sur un des éléments-clés qui constituent la pièce, c'est-à-dire le cadre, et donc l'encadrement physique et mental, dans la mesure où la pièce tourne autour des thèmes de la peinture et de la liberté. D'autre part, il joue avec cette notion de cadre à travers une mise en page créative des cases et des textes (dialogues et didascalies) de la tradition occidentale, et aussi d' « images » de la tradition chinoise. Il inscrit ainsi sa BD à la fois dans les mouvements de la BD (e.g., McKay), y compris alternative (…, Fred, …, Oubapo, …), et dans la globalisation du roman graphique.2 Ensuite, je présente ce que Jourdain y apporte de nouveau. Premièrement, Jourdain parvient à renouveler certaines problématiques posées par Lepage et par la BD en les inscrivant, d'une part, explicitement dans cette relation entre les divers arts (peinture, théâtre, BD), et d'autre part, dans une tradition critique de l'orientalisme que Lepage et l'ensemble de la tradition de la BD n'ont pas toujours su éviter. Deuxièmement, Jourdain, dans son adaptation de Lepage, prolonge ses questionnements sur le théâtre et sur notre société moderne contemporaine dans le domaine de la BD en se jouant d'éléments typiques de la BD (cases, bulles, etc...
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.012 | 0.011 |
| Scholarly communication | 0.011 | 0.009 |
| Open science | 0.001 | 0.007 |
| Research integrity | 0.003 | 0.005 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.026 | 0.006 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".