Barbares, sauvages et civilisés. Contradictions et faussetés
Bibliographic record
Abstract
BARBARES, SAUVAGES ET CIVILISÉS. CONTRADICTIONS ET FAUSSETÉS Les ténèbres de la barbariePrésences récurrentes dans la fiction ainsi que dans la pensée philosophique, historique et religieuse du siècle des Lumières, le Barbare et le Sauvage sont souvent, comme aux siècles précédents, à la fois les figures négatives d'altérités proches ou lointaines et celles d'un « nous » qui s'affirme en s'opposant aux pratiques et représentations des « autres ».Comme par le passé également, dans cette catégorie, les habitants des forêts et espaces non domestiqués, lointains descendants du silvaticus, côtoient les ennemis de la chrétienté et tout être « qui n'a ni Loix, ni politesse 1 ».Certes, au cours de l'histoire ancienne et plus moderne, des voix comme celles de Platon, Las Casas ou Montaigne, n'ont pas manqué de s'élever contre cette partition binaire de l'humanité mais sans parvenir à l'ébranler durablement.Héritier de cette histoire, le 18 e siècle ne se confond toutefois pas avec ce legs du passé, pas plus qu'il ne se résume à l'antithèse topique qui oppose les lumières de la raison aux ténèbres de la barbarie.D'Adario aux Tahitiens de Bougainville, des bons Sauvages, sujets fictifs d'une parole déléguée, disent en effet une aspiration à des rapports humains et sociaux plus proches de « la nature » et donc une découpe moins acérée entre « nous » et « les autres ».Et si les Barbares ne bénéficient pas explicitement de cette requalification morale, certains d'entre eux n'en sont pas moins promus au rang de valeureux ancêtres de la noblesse française par des représentants de l'aristocratie anti-absolutiste comme Boulainvilliers et Montesquieu.Une génération plus tard, en revanche, Mably et Duclos les dépeignent sous la forme de brigands surgis des forêts de Germanie pour détruire la civilisation du droit écrit et la
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.007 |
| Science and technology studies | 0.010 | 0.021 |
| Scholarly communication | 0.012 | 0.005 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.006 | 0.005 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.012 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".