L’érosion de la confiance dans la gouvernance des organisations publiques et privées : la socialité en crise
Bibliographic record
Abstract
Les travaux de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction au Québec révèlent que de nombreux professionnels, de nombreux gestionnaires n’ont pas été à la hauteur de leurs responsabilités fiduciaires, de leurs contrats moraux envers leurs clientèles, mais aussi envers les collectivités locales et nationales. Les rares procès pour fraude des Vincent Lacroix, Earl Jones et de nombreux autres criminels s’inspirant des montages Ponzi ne peuvent suffire à améliorer le climat social. Découvrant ces délits et manquements, la population québécoise en est révoltée, choquée, perdant confiance dans la gouvernance des organisations publiques et privées. Comment lui donner tort? Sur le plan international, la crise financière et économique amorcée en 2007, et qui perdure, offre par ses effets une preuve évidente que les dirigeants se sont révélés jusqu'ici incapables de réguler la sphère financière, d’instaurer à l’échelle des pays et du monde les bases d’une économie solide, libérée des dérives mafieuses. Les économistes et les analystes les plus qualifiés ont de fait montré que les États en principe gardiens auraient besoin d'un gardien, qu’ils ne sont plus les garants de la règle de droit (Piketty, 2013; Aglietta & Rigot, 2009 ; Supiot, 2010). On découvre de plus en plus comment les dysfonctionnements de la gouvernance planétaire actuelle et le désordre monétaire ont favorisé une augmentation très importante des inégalités sociales, comment on a encore très peu fait pour restaurer la confiance et le caractère démocratique des institutions (Gayraud, 2014; Aglietta & Berrebi, 2007; Gravereau & Trauman, 2013, p. 263 et suiv.). Cet article se propose de montrer quelques éléments de cette problématique en ce qu’elle affecte le Québec et le Canada. Nous verrons, dans un premier temps, l’importance que revêt la confiance dans la gouvernance des organisations, son rôle fondamental dans les relations sociales et plus particulièrement dans les relations d’affaires. Dans un deuxième temps, nous ferons état de quelques décisions des tribunaux, de quelques modifications législatives affectant favorablement la confiance envers la gouvernance d’organisations publiques et privées. Nous avons retenu comme exemplaires des décisions ou esquisses de législation appelées à modifier certains principes de la gouvernance des sociétés par actions ou d’instances gouvernant les ordres professionnels. Nous verrons dans un troisième temps que les problèmes de confiance envers les organisations publiques ou privées ne pourront être entièrement résolus par des interventions visant à rectifier les conduites individuelles ni par des dispositifs volontaires comme ceux de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ou du développement durable (DD) (Bardelli, 2012, p. 79; Michalet, 2007). La conjoncture complexe affectant le système mondial actuel invite à comprendre les sources institutionnelles de cette problématique de perte de confiance, les sources normatives en jeu. On devra comprendre que des théories économiques et managériales empêchent de voir dans quel monde nous vivons réellement. Cela requiert de mobiliser des éléments de diverses sciences sociales critiques et d’aborder la question en interdisciplinarité. Une socialité en crise appelle un renouvellement des approches, un nouvel activisme des praticiens et des chercheurs.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.009 | 0.014 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.004 |
| Science and technology studies | 0.025 | 0.031 |
| Scholarly communication | 0.018 | 0.006 |
| Open science | 0.002 | 0.008 |
| Research integrity | 0.005 | 0.006 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.016 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".