Bibliographic record
Abstract
L'évolution des prothèses mammaires RÉSUMÉ : Le présent article retrace les grands faits qui ont marqué l'évolution des prothèses mammaires au cours des 50 dernières années.Au début (de 1951 à 1962), on a eu recours à différents types d'éponge pour l'augmentation mammaire.Le premier modèle a été commercialisé sous le nom d'Ivalon, éponge en poly(alcool de vinyle).D'autres types d'éponge ont été mis en marché plus tard, dont Etheron (éponge de polyéther, promotionnée par la Dre Paule Regnault, à Montréal) et Polystan (galons en croisé enroulés sous forme de balle).Ont suivi les bandes de polyéthylène contenues dans des enveloppes de tissu ou de polyéthylène.Toutefois, ces matériaux connaissaient tous le même sort : après des débuts encourageants, les seins commençaient, au cours de la première année postopératoire, à devenir très fermes et à perdre 25 % de leur volume.La déformation était due à une rétraction capsulaire, processus qui menait à l'affaissement des éponges et qui allait hanter les chirurgiens plasticiens et leurs patientes durant 50 ans.En 1963, Cronin et Gerow ont lancé la prothèse de gel de silicone, d'apparence naturelle, qui a révolutionné la chirurgie d'augmentation mammaire.Une dizaine d'entreprises ont commencé à fabriquer différents types de prothèse de silicone et une dizaine d'autres, venant et passant, fournissaient la matière première pour la fabrication du gel et des enveloppes.Bon nombre de fournisseurs et de fabricants ont changé de nom et de propriété au cours des ans, et la plupart des entreprises n'existent plus aujourd'hui.Avant 1988, la Food and Drug Administration, organisme américain, ne disposait pas de processus officiel d'examen préalable à la mise en marché.On a produit trois générations de prothèses de silicone et apporté un certain nombre de changements de moindre importance.La première génération (de 1963 à 1972) était faite d'un gel épais et d'une enveloppe épaisse.La plupart des prothèses ont résisté à l'épreuve du temps.La deuxième génération, elle, (de 1973 au milieu des années 80) avait un gel clair et une enveloppe mince.Les prothèses avaient tendance à se rompre avec les années.Enfin, la troisième génération (du milieu des années 80 à 1992) était revenue au gel épais et à l'enveloppe épaisse.À l'exception de celles fabriquées par Surgitek, ces dernières prothèses se sont montrées résistantes.La concurrence dans le milieu était très forte et les entreprises, pour se distinguer, ont apporté une foule de modifications à leurs produits, comme du gel plus clair, donc plus souple, des enveloppes munies d'une membrane résistante aux fuites, des enveloppes plus ou moins épaisses, des surfaces de différente texture, des enveloppes de taille et de forme différentes, des implants à une ou plusieurs lumières, et ce, toujours dans l'espoir d'arriver à une plus belle apparence.Finalement, plus de 240 genres et 8300 mod-èles de prothèses mammaires de silicone ont été fabriqués aux États-Unis seulement.Par ailleurs, des prothèses gonflables (Simaplast) ont vu le jour à Toulon, en France, en 1965.On compte trois grands modes de fabrication : à joint, à vulcanisation à température élevée et à vulcanisation à température ambiante.En 1973, on a enregistré des taux de dégonflement spontané variant entre 76 et 88 % sur trois ans, et ce, pour de nombreux types de prothèses gonflables.Aussi la plupart des chirurgiens plasticiens ont-ils abandonné leur utilisation.À partir de 1963 jusqu'au moratoire imposé sur les prothèses de gel (6 janvier 1992), à peu près 95 % de toutes les prothèses mises en place étaient remplies de gel de silicone; les autres, soit 5 % seulement, contenaient du sérum physiologique.Depuis le moratoire, les proportions ont été complètement inversées, c'est-à-dire que 95 % des prothèses contiennent du sérum physiologique et 5 % seulement, du gel.Les prothèses de silicone enduites de polyuréthanne (PU) ont fait leur entrée sur le marché en 1968.Elles ont montré, au cours des 20 années qui ont suivi, leur capacité à réduire la prévalence de la rétraction capsulaire en ramenant les taux à 2 ou 3 % environ.D'autres formes de texture de surface (Biocell, Siltex, implants à structures multiples) ont semblé également réduire la rétraction capsulaire des prothèses de gel mais pas autant, et de beaucoup, que le PU.Les prothèses de forme anatomique remplies de gel semblent mieux convenir à certaines femmes, mais tel n'est pas le cas des prothèses remplies de sérum physiologique ayant une forme ou une texture particulières.Les prothèse de gel ont donné lieu au plus important recours collectif dans l'histoire de la médecine; en effet, des montants totalisant 4,2 milliards de dollars américains ont été adjugés à des femmes porteuses d'implants de silicone.Au cours de la dernière décennie, il s'est fait beaucoup de recherche sur la réaction de l'organisme féminin aux prothèses de gel et une foule d'études ont montré que les prothèses de silicone n'étaient pas associées à l'apparition de quelconque maladie.Aussi l'utilisation des prothèses remplies de gel de silicone a-t-elle été approuvée par Santé Canada dans le cadre d'un programme spécial d'accès.Il est donc maintenant possible de poser ces dernières prothèses chez certaines patientes, c'est-à-dire celles chez qui on croit que le gel donnerait de meilleurs résultats que le sérum physiologique.Toutefois faut-il préciser qu'il ne s'agit pas là d'une autorisation d'utilisation générale illimitée.L'évolution des prothèses mammaires a rempli l'histoire de la deuxième moitié du XX e siècle; ses grandeurs et misères ont donné lieu à d'énormes progrès mais aussi à d'amères déceptions.Le monde des prothèses mammaires est vaste et il existe de grandes différences entre les modèles.Le présent article fait l'historique des prothèses mammaires au cours des 50 dernières années.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.008 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.002 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.010 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".