Mise en œuvre d’un Observatoire de l’environnement nocturne. Un dispositif scientifique interdisciplinaire pour une approche intégrée de l’environnement nocturne: Programme de recherche proposé aux concours 39/02 et 52/02 pour l'accès au corps des Chargés de recherche du CNRS
Bibliographic record
Abstract
Alliant recherche fondamentale et implication opérationnelle dans plusieurs territoires, mon projet vise à constituer un Observatoire de l’environnement nocturne, dans une interdisciplinarité forte entre sciences de la société, sciences du vivant et de la santé et sciences de l’ingénieur. La notion d’environnement nocturne émerge suite à la requalification de l’éclairage urbain en pollution lumineuse. Elle entend caractériser les systèmes – humains ou non – fonctionnellement liés à la nuit et à l’obscurité et oblige donc à penser conjointement enjeux sociaux, techniques, écologiques et sanitaires. Je me saisis de cette notion et la construis en objet de recherche que j’appréhende suivant le cadre d’analyse des socio-écosystèmes. Trois grands changements interdépendants sont actuellement à l’œuvre dans le socio-écosystème environnement nocturne : i) technologiques (luminaires LED, gestion spatiotemporelle différenciée, réseaux “intelligents”) ; ii) scientifiques (les connaissances sur les effets négatifs de l’éclairage artificiel nocturne) ; iii) territoriaux (nouveaux outils et dispositifs de territorialisation de l’environnement nocturne). Pour appréhender ces changements, l’Observatoire de l’environnement nocturne que je propose prend tout son sens. Conçu comme un dispositif d’observation, d’étude, mais aussi de modélisation et d’expérimentation, cet Observatoire vise à répondre à des questionnements écologiques, sanitaires, sociaux et économiques, en termes de résilience, de remédiation et de simulation. Il s’intéressera également aux politiques locales ou régionales induites par la protection de l’environnement nocturne et constituera donc, en retour, un dispositif d’aide à la décision en matière de gestion intégrée du socio-écosystème environnement nocturne. Dans cette optique, le programme de recherche proposé est en prise directe avec trois types de territoires : i) des territoires pionniers de la territorialisation de l’environnement nocturne ; ii) des territoires de protection de l’environnement qui augmentent de l’environnement nocturne leurs missions ; iii) des territoires ordinaires, qu’ils soient urbains, périurbains ou ruraux.Ce projet part d’un constat : les travaux actuels dans les champs des sciences expérimentales et du vivant sur les effets et impacts négatifs de l’éclairage artificiel nocturne ne rencontrent que très rarement et difficilement les travaux des sciences de la société et des sciences du territoire – et notamment de la géographie de l’environnement et de l’aménagement – sur l’environnement nocturne. L’hypothèse que j’instruis ici est qu’une approche interdisciplinaire est la condition sine qua non pour espérer dépasser les approches techniques des nuisances et pollutions lumineuses qui aboutissent très souvent à un traitement fragmenté et disséminé du problème. En liens forts avec les territoires, ce projet vise également à impulser un dialogue pluraliste. S’il prend pour terrains d’étude des territoires restreints et nationaux, l’Observatoire de l’environnement nocturne entend développer les liens que j’ai déjà pu tisser avec des équipes nationales et internationales (Allemagne, Espagne, Québec, Israël), notamment dans la perspective d’études multiscalaires et comparatives.Ce projet mobilise des concepts et outils issus de plusieurs disciplines s’intéressant à la question des relations des sociétés à leur environnement (géographie de l’environnement, biogéographie, science politique, économie, aménagement), mais également des sciences du vivant (écologie fonctionnelle, biologie des populations, chronobiologie, sciences de la conservation). L’objectif est de développer un regard réflexif croisé entre sciences de la société, sciences du vivant et sciences expérimentales qui nourrira à la fois des connaissances fondamentales et des connaissances pour l’action.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.084 | 0.017 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.002 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.002 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.007 | 0.006 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.001 |
| Open science | 0.008 | 0.005 |
| Research integrity | 0.004 | 0.006 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".