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Record W4296933520

Industrie du sec: accélération des investissements.

2012· preprint· fr· W4296933520 on OpenAlexaff
Pierre Schuck, Franck Jourdain

Bibliographic record

VenueHAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe) · 2012
Typepreprint
Languagefr
FieldSocial Sciences
TopicSocial Sciences and Governance
Canadian institutionsWorld Federation of Science Journalists
Fundersnot available
KeywordsPolitical scienceEconomics
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

À moins de trois ans de la fin des quotas laitiers en Europe, et alors que la demande des pays émergents en produits laitiers explose, l’ingénieur de l’INRA Pierre Schuck nous donne quelques clés pour comprendre ce monde du sec en mouvement.En tant que membre du comité de direction de l’unité mixte de recherches STLO (Sciences et techniques laitières et de l’œuf) basée à Rennes, et à une poignée d’années de la fin des quotas laitiers, quel constat faites-vous de l’industrie du séchage, en France et dans le monde ?Pierre Schuck : Il y a vingt à vingt-cinq ans, les industriels laitiers de toutes les pays producteurs séchaient uniquement leurs excédents. Ces poudres constituaient des sous-produits ou des co-produits du lait. Il s’agit, en fait, de formidables ingrédients alimentaires. La technologie a évolué vers le craking, technologie d’extraction du lait de différentes molécules, grâce aux techniques membranaires – du plus grand au plus petit : microfiltration, ultrafiltration, nanofiltration, osmose inverse. Ainsi l’industrie du séchage est progressivement passée des poudres de première génération (séchage) à la seconde génération (séparation). L’essentiel des opérateurs mondiaux se situe actuellement à ce niveau de technologie. Or, depuis quelques années, est apparue une troisième génération de poudres, dite de réassemblage où le taux d’incorporation de la matière première laitière varie selon le débouché. Les poudres infantiles, par exemple, ne contiennent que 30 % de lait en moyenne. Dans le monde, la Nouvelle-Zélande travaille quasi-exclusivement de la poudre de lait entier, avec des volumes très importants. Mais pour les autres types de fabrication, l’UE à 27 arrive en tête pratiquement partout. Avec l’Irlande, le Danemark, les Pays-Bas, la Suisse, la France détient un avantage technologique : sa maîtrise des poudres de lait de troisième génération.Comment s’exprime la demande en produits secs sur le marché mondial ?Si je me réfère aux travaux de mon collègue Benoît Rouyer du Cniel, on observe qu’en quinze ans (1996-2011), le commerce mondial en poudres de lait entier a été multiplié par 2 à environ 2,250 millions t par an, celui des poudres de lait infantile multipliées par trois à près de 600 000 t, et celui de la poudre de lactosérum par 4 à 1,2 million t environ. À l’origine de cette demande, les pays émergents d’Asie (Chine, Inde), d’Amérique du Sud (Brésil) ou encore du Moyen-Orient tirent la demande. Tous déficitaires en lait, ils réclament des produits de haute qualité. Depuis une dizaine d’années, leurs besoins progressent au rythme de l’élévation de leur niveau de vie.Quel est l’état actuel du parc industriel ? Dans quels types de process les opérateurs envisagent-ils leurs investissements ?Partout en Europe, les tours de séchage sont âgées et pour la plupart, n’ont pas été renouvelées depuis plusieurs années. Le parc français (une grosse cinquantaine de tours) est plus ancien qu’en Europe, car nous avons eu pendant longtemps qu’une seule religion, les PGC. Partout dans le monde, les industriels reviennent au sec et beaucoup de projets émergent. Intervenu au cours de conférences récentes, Benoît Rouyer a dit avoir recensé 53 projets de 46 entreprises, annoncés ou en cours réalisation entre 2011 et le début 2012. Le tiers des investissements projetés (3 milliards de dollars) devrait se réaliser en Europe, 700 millions USD en Asie, 650 en Amérique (nord et sud), 430 millions USD en Océanie. Parfois avec des investissements colossaux. Comme celui de Nestlé en Allemagne (152 millions USD) en poudre de lait infantile. En France aussi, on assiste à l’émergence de projets industriels en poudre de lait entier, écrémé ou infantile. Et il y a de plus en plus d’investissements technologiques. À l’Inra, notre équipe est régulièrement sollicitée pour participer à des travaux portant sur différents aspects liés au stockage, à la réhydratation, aux fonctionnalités. Par exemple créer de la porosité dans le lait, travailler sur l’encapsulage de la matière grasse (très important pour la stabilité de la matière grasse pendant le stockage de la poudre), etc. Il faut considérer les technologies du séchage comme des techniques de spray : c’est comme une boîte noire, on ne connaît pas exactement ce qui s’y passe. L’industrie du sec a donc de l’avenir et les opérateurs européens ont de réelles opportunités pour consolider leur place sur le marché mondial.

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.003
metaresearch head score (Gemma)0.003
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Not applicable · Consensus signal: none
GenreCandidate signal: Other · Consensus signal: Other
Teacher disagreement score0.035
Threshold uncertainty score0.116

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0030.003
Meta-epidemiology (narrow)0.0010.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.001
Bibliometrics0.0020.002
Science and technology studies0.0010.001
Scholarly communication0.0040.003
Open science0.0000.002
Research integrity0.0010.001
Insufficient payload (model declined to judge)0.0350.013

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.041
GPT teacher head0.271
Teacher spread0.230 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designNot applicable
Domainnot available
GenreOther

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

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Published2012
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