Le bon usage québécois: étude sociolinguistique sur la norme grammaticale du français parlé au Québec par Davy Bigot
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Abstract
Reviewed by: Le bon usage québécois: étude sociolinguistique sur la norme grammaticale du français parlé au Québec par Davy Bigot Carole Salmon Bigot, Davy. Le bon usage québécois: étude sociolinguistique sur la norme grammaticale du français parlé au Québec. PU Laval, 2021. ISBN. 978-2-7637-5343-0. Pp. xvi+ 229. Les linguistes travaillant sur la question de la norme linguistique en français s'accordent tous sur la complexité de la notion de norme—le terme étant lui-même polysémique. Comme le rappelle le sociolinguiste Davy Bigot au début de son étude, il existe bien des normes plutôt qu'une norme, suivant les aspects sur lesquels on se focalise pour en faire l'analyse. L'ouvrage se penche particulièrement sur la notion de norme linguistique et la question du bon usage en français québécois. Cette étude rigoureuse est unique en son genre. La première partie passe en revue les différents aspects de la notion de norme et propose au lecteur une analyse détaillée et claire des trois grands aspects qui influencent la norme linguistique en général: sociologique, historique et sociolinguistique, ainsi qu'une réflexion sur les rapports entre norme et bon usage, norme et variation linguistique ou encore norme et facteurs sociostructuraux. La deuxième partie se concentre exclusivement sur la norme linguistique au Québec, avec une mise en perspective historique indispensable pour bien comprendre les enjeux de l'analyse. L'auteur rappelle notamment les grandes lignes du statut du français et de son bon usage depuis le début de l'établissement réel de la Nouvelle-France au dix-septième siècle (le Régime français). La conquête britannique du dix-huitième siècle a certes mis le français en situation minoritaire, mais n'a pas réussi à l'anéantir. Cependant, il existe bel et bien une insécurité linguistique chez certains francophones québécois aujourd'hui, et l'auteur en explique clairement les facteurs. Il rappelle aussi que la querelle du joual des années 1960-70, qui coïncide avec la période de la Révolution tranquille, a donné jour à la volonté politique et sociale de revendiquer "un français local québécois et distinct du modèle hexagonal" (121). L'auteur souligne que l'usage du français s'est amélioré au Québec en général, mais que la qualité de la langue est cependant toujours remise en question, comme le montrent des études sociolinguistiques récentes. L'originalité de la troisième et dernière partie de l'ouvrage réside dans le fait qu'il s'agit d'une étude sociolinguistique empirique de la grammaire orale du français québécois soutenu, réalisée grâce à l'analyse de dix-huit variables linguistiques, récoltées dans le corpus Le point, sur un échantillon de 107 locuteurs et locutrices de français québécois issus des élites sociales et culturelles du Québec. Le but de cette étude, tel qu'exprimé par l'auteur, était de fournir une première description de la norme grammaticale du français parlé oral, et les tendances qui s'en dégagent révèlent [End Page 245] que le modèle grammatical oral en français soutenu du Québec est très proche de celui que l'on trouve dans Le bon usage de Grévisse, ouvrage de référence en français hexagonal. Cette étude s'adresse en priorité aux linguistes francophones qui s'intéressent aux questions de normativité et de qualité de la langue, mais il serait idéal dans le cadre d'un cours sur le français québécois grâce aux repères historiques et sociologiques de grande qualité qui permettent de bien comprendre les questions de norme et de bon usage au Québec. [End Page 246] Carole Salmon Furman University (SC) Copyright © 2023 American Association of Teachers of French
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.004 | 0.009 |
| Science and technology studies | 0.006 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.005 | 0.003 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.019 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".