Bibliographic record
Abstract
Reviewed by: Qui veut la peau du français? par Christophe Benzitoun Laurence Arrighi Benzitoun, Christophe. Qui veut la peau du français? Le Robert, 2021. ISBN 978-2-32101-688-5. Pp. 288. Prenant le contrepied des discours alarmistes et péremptoires des puristes qui accusent pêle-mêle le manque d'effort de la jeunesse, la médiocrité des médias, le laxisme de l'école, les réformes de l'orthographe ou de l'éducation, et encore les réseaux sociaux et internet, etc. d'ourdir le sombre projet de faire disparaitre le français (de "vouloir sa peau"), Christophe Benzitoun entend souligner la responsabilité que les puristes pourraient bien avoir dans l'affaiblissement voire la disparition de cette langue. "Si la langue française risque de disparaître, ce n'est pas à cause de mauvais locuteurs, comme le pensent certains, mais des défenseurs trop pointilleux du bon usage" (8) prévient l'auteur dès son introduction. Dans le sillage des Belges Hoedt et Piron (2016 et 2020) ou de Candea et Véron (2019), l'auteur cherche ici à combiner vulgarisation du savoir scientifique et action citoyenne, et comme les auteurs et autrices précédemment cités il y réussit plutôt bien. Son travail est particulièrement marqué de préoccupations didactiques, comme on va le voir. Avec une organisation en deux parties, l'auteur décline deux idées fortes de la linguistique qui semblent aller de soi pour les familiers et familières de la discipline mais qui peinent encore à convaincre. La première est que le bon usage relève d'une édification artificielle, qu'il est un bricolage tortueux conçu comme un outil puissant d'exclusion sociale. La deuxième que la langue ordinaire, vivante, celle pratiquée au quotidien par des millions de personnes fonctionne différemment de cet idiome mis sous cloche qu'est la norme puriste. Du décalage entre les deux naissent les difficultés linguistiques réelles que rencontrent des millions d'écoliers et écolières, des difficultés que l'on s'ingénie à combler par l'apprentissage mécanique d'exceptions et autres chaussetrappes grammaticales ou orthographiques au lieu de développer chez tout locuteur et locutrice un regard critique et analytique sur le fonctionnement de la langue, de sa langue. Chacune des parties contient douze chapitres de longueur très inégale, non numérotés et relativement indépendants les uns des autres. Ainsi, on peut se régaler de "L'histoire de la grammaire scolaire", en apprendre sur la glottophobie ou encore entrer dans la tête d'un enfant qui apprend à lire et à écrire et des difficultés qu'il va devoir surmonter. Ceux et celles qui enseignent un cours d'introduction à la sociolinguistique ou encore un cours de didactique du français à l'usage des futurs enseignants et enseignantes sauront tirer bon profit de plusieurs chapitres que l'on peut considérer comme autant de capsules cernant un thème. Outre cet usage, l'ouvrage rédigé dans un style clair, un large recours aux exemples et une bibliographie resserrée mais bien ciblée, peut être lu par toute personne qui s'intéresse aux débats linguistiques sur l'état du français. Nous ne pouvons qu'espérer que ce livre sera un pas de plus pour sortir des clichés sur la dégénérescence de cette langue et faire plus de place à la variété linguistique, pour permettre à tout le monde de s'exprimer sans encourir les foudres des puristes, pour une langue libre en somme. [End Page 190] Laurence Arrighi Université de Moncton (NB), Canada Copyright © 2023 American Association of Teachers of French
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.002 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.002 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.004 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.004 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.033 | 0.011 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".