<i>Pascal ou le défaut de la méthode: lecture des ‘Pensées’ selon leur ordre</i> . Par Laurent Thirouin. Nouvelle édition augmentée. Préface de Dominique Descotes <i>Pascal ou le défaut de la méthode: lecture des ‘Pensées’ selon leur ordre</i> . Par ThirouinLaurent. Nouvelle édition augmentée. Préface de DescotesDominique. (Champion classiques: essais.) Paris: Honoré Champion, 2023. 392 pp.
Bibliographic record
Abstract
Ceci est une réédition de l’ouvrage paru sous le même titre en 2015, qui réunissait plusieurs articles de Laurent Thirouin. Il se voit enrichi d’une analyse d’un fragment difficile et d’une enquête sur l’apparition du mot ‘apologie’ dans la critique pascalienne. Sa richesse et sa finesse interdisent tout effort de synthèse, mais on peut souligner ce par quoi il s’affirme comme un événement, clôturant moins une époque qu’en ouvrant une nouvelle: celle de la prise en compte du classement des liasses, effectué par Pascal lui-même en 1658 ou en 1660. Convaincu qu’on ne peut obtenir une ‘disposition réellement ordonnée du discours’ (p. 108), critiquant avec Montaigne le ‘défaut d’une droite méthode’, Pascal n’abandonne en effet pas l’ordre, mais il en invente un qui tient ensemble les exigences d’une vérité toujours composite et l’impossibilité de la linéarité. Il obtient une disposition faite de va-et-vient perpétuels et accomplit ainsi un ‘geste philosophique original’ (p. 17), analysé dans les études classiques et définitives sur les premières liasses des Pensées. L’auteur, montrant que Pascal orchestre une pensée ‘dialectique’ (p. 156), renouvelle notre compréhension de la ‘vanité’, celle de la raison des effets, à laquelle est consacrée une étude magistrale, et celle de la ‘contrariété’, échec lumineux en ce qu’il prévoit un nouveau départ. Lequel? Celui qu’inaugure, ou fait apparaître en toute clarté, la liasse ‘Divertissement’, réorientant le parcours des liasses vers la question désormais décisive: comment répondre à la volonté indéracinable de bonheur? Après le ‘cycle du divertissement’, là encore magnifiquement analysé, vient le temps de la transition, dont le cœur est la manière d’accéder à Dieu: faut-il faire appel à la toute-puissance de la raison ou au contraire la dompter tout entière comme le font les superstitieux, analysés dans ‘Pascal et la superstition’? Il faut bien plutôt interroger les prétentions de la raison, les mettre à plat, pour ainsi dire, et en prendre acte. C’est le rôle de la liasse ‘Transition de la connaissance de Dieu à l’homme’, séparant définitivement la pensée humaine de sa capacité à communiquer directement avec Dieu, non pour l’abandonner à sa passivité, mais pour en reconnaître la ‘dignité’: c’est en reconnaissant son infirmité qu’elle gagne sa grandeur. Bien des voies s’ouvrent (tandis que d’autres se referment) grâce au livre de Thirouin. On retiendra surtout un point de méthode et un point d’interprétation. Quant à la méthode, il faut désormais acter du fait que la ‘liasse’ n’est pas pour Pascal un assemblage thématique de fragments, mais une unité argumentative, proposant un éclairage particulier sur des phénomènes que l’on peut retrouver dans différentes liasses — d’où la nécessaire prise en compte du contexte dans lequel est glissé tel fragment — et s’insérant dans une architecture globale — d’où la nécessaire prise en compte du rapport entre les liasses. Quant à l’interprétation, une conviction, qui hante la pensée de Pascal, traverse tout l’ouvrage: ‘la manière [est] aussi importante que la chose, et peut-être plus’ (cité p. 64). Voilà dénoncées en particulier toutes les idolâtries religieuses qui oublient que compte avant tout la manière de recevoir ce qui nous est offert — si on sait la demander.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.004 |
| Science and technology studies | 0.003 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.007 | 0.007 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.148 | 0.070 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".