Penser l'histoire et son enseignement au Québec par Olivier Lemieux (review)
Bibliographic record
Abstract
Reviewed by: Penser l'histoire et son enseignement au Québec par Olivier Lemieux Gavin Furrey Lemieux, Olivier. Penser l'histoire et son enseignement au Québec. PUL, 2023. ISBN 978-2-7663-0088-4. Pp. 196. Le problème au cœur de cet ouvrage concerne des controverses liées aux programmes d'histoire du Québec au secondaire, depuis la création de la Commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec jusqu'à la création d'un comité-conseil sur l'enseignement de l'histoire dirigé par Jacques Beauchemin et Nadia Fahmy-Eid en 2013 (2). Bien que Lemieux ait déjà publié un ouvrage traitant de ce sujet, l'approche du présent ouvrage se veut différente. À travers des entretiens avec onze acteurs-clés qui ont joué un rôle de premier plan au cours des dernières décennies en ce qui concerne l'histoire et son enseignement, le lecteur apprendra des motivations, cheminements, et visions qui ont contribué au développement de l'enseignement de l'histoire lors d'une période marquée par des changements importants au Québec depuis la Révolution tranquille. Quelques changements se révèlent dans des tensions nées du développement dans la discipline de l'histoire, ainsi que du développement des sciences de l'éducation. Le développement de cette dernière discipline est marqué par un schisme entre les adeptes de l'approche par connaissance, car les connaissances sont essentielles pour former la pensée et le raisonnement, et les adeptes de l'approche par compétences, pour favoriser une certaine maîtrise de la méthode historique et le développement de la pensée historique (11). Rappelant les changements en théorie didactique, Micheline Dumont raconte: "[o]n était dans un vacuum de contenu, à l'époque, parce que la grande théorie au MEQ était que les programmes, c'était contraignant, et qu'il fallait permettre aux élèves d'exercer leur liberté. On était dans le temps de 'liberté' pour apprendre et toutes les autres utopies" (88–89). Bien entendu, certaines entrevues éclairent la manière dont l'évolution du programme d'histoire du Québec s'inscrit dans une chronologie d'événements tels que la crise d'octobre 1970 et le rapatriement de la Constitution canadienne en 1982. Christian Laville, par exemple, met l'accent sur la question de l'usage social et politique de l'histoire. Il se préoccupe des situations "où un pouvoir pouvait être tenté de se servir de l'histoire comme instrument pour conditionner les consciences, forcer l'adhésion à des valeurs, dicter des comportements…" (108). Pourtant, son interprétation de l'influence politique des programmes de 1967, 1970 et 1982 risque d'être influencée par la division entre l'École de Québec et l'École de Montréal. Guy Rocher explique cette division importante ainsi: "L'École de Montréal, beaucoup plus nationaliste, insistait sur l'importance de la Conquête comme étant le trauma de la société québécoise … alors qu'à Québec … on mettait l'accent sur les contextes sociaux, culturels et économiques et sur une histoire, disait-on, plus objective, plus scientifique, moins idéologique, en taxant du même coup l'École de Montréal d'être idéologique" (24–25). Bien que Lemieux limite ses interprétations personnelles au premier [End Page 121] chapitre, sa grille d'analyse et son fil conducteur sont évidents à travers les questions qu'il pose aux personnes interrogées tout au long du livre. Même ceux qui ne sont pas familiers avec l'éducation ou l'histoire au Québec apprécieront probablement les souvenirs passionnés et les analyses permettant de comprendre les immenses changements politiques et scientifiques derrière le développement de l'enseignement de l'histoire. [End Page 122] Gavin Furrey Chercheur indépendant Copyright © 2024 American Association of Teachers of French
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.006 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.002 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.005 | 0.007 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.002 |
| Open science | 0.002 | 0.001 |
| Research integrity | 0.002 | 0.004 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.029 | 0.007 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".