Bibliographic record
Abstract
L'été dernier, le comité de rédaction de la revue Labour/Le Travail a perdu l'un de ses membres les plus loyaux et les plus anciens.Raymond Léger s'est joint au comité de rédaction en 1990 et a régulièrement apporté son soutien à la revue jusqu'à son décès prématuré, survenu le 2 juillet dernier à la suite d'une urgence médicale.Sa connaissance approfondie de l'Acadie du Nouveau-Brunswick et son travail d'historien social, de représentant syndical et de militant politique faisaient qu'il était à l'aise aussi bien dans les cercles universitaires que dans les milieux syndicaux et les mouvements sociaux -et qu'il était un véritable pilier pour cette revue.Il a généreusement fait partager ses connaissances et son expérience, et l'on pouvait compter sur lui pour soutenir les principes, en particulier pour promouvoir une présence vigoureuse du Danielle Savoie 10 / labour/le travail 93 français dans les pages de cette revue et conserver les liens entre la revue et le mouvement syndical.J'ai fait la connaissance de Raymond en tant qu'ami, collègue et camarade dans les années 1980.Quand je pense à lui maintenant, des images épisodiques me viennent à l'esprit.Le voilà, garçon, dans la maison familiale à Bertrand, dans le nord du Nouveau-Brunswick, qui écrit à Gordie Howe -et qui reçoit en réponse une photographie autographiée.Je le vois debout dans les coulisses à un concert de Pauline Julien, qui tourne patiemment les pancartes pour que la grande chanteuse lise les paroles.Je le vois récupérer des sacs de documents à un bureau syndical pour les déposer sur les marches à l'entrée d'un centre d'archives local.Je le vois à une manifestation, sur une ligne de piquetage.Je le vois qui prépare un mémoire pour présentation à un comité législatif, qui présente un rapport, qui ébauche un texte qu'un dirigeant syndical bien connu devra signer.Je le vois, soulevant des questions pointues lors d'une conférence ou d'un séminaire, ou prenant la parole depuis l'assemblée à un congrès pour expliquer un aspect technique ou un principe de la solidarité syndicale.Quand nous allons en voiture à des ateliers ou à des réunions, nous avons de longues discussions, la plupart du temps en anglais, mais Raymond m'amène patiemment à améliorer ma capacité de m'exprimer en français en cours de route.Et je le vois qui se détend en buvant un café dans un bistrot, qui échange de l'information, qui élabore des plans.À l'époque où j'ai fait sa connaissance, Raymond participait déjà activement à l'histoire de son époque.Parfois, il se remémorait les expériences vécues quand, étudiant militant de premier cycle à l'Université de Moncton, il avait pris part à une campagne contre le projet du gouvernement progressiste-conservateur de Richard Hatfield d'effectuer des compressions dans le programme de prêts et bourses d'études.Les manifestations ont culminé à l'hiver 1976 par une occupation de 11 jours du hall d'entrée et des corridors de l'édifice du Centenaire, à Fredericton.Plus de 500 étudiants et étudiantes ont alors affronté le gratin de l'élite politique provinciale pour dénoncer le caractère inadéquat des politiques du gouvernement.Je ne sais pas si c'était la première visite de Raymond dans la capitale provinciale mais, comme d'autres étudiants issus de la classe ouvrière du nord du Nouveau-Brunswick, il a été frappé par les disparités qui existaient à l'intérieur de la province.Dans les années suivantes, il a fréquemment attiré l'attention sur le contexte de chômage et de crise économique qui prévaut dans une grande partie de l'Acadie du Nouveau-Brunswick 1 .Les manifestations étudiantes faisaient partie d'un malaise plus généralisé dans la société acadienne pendant les années 1970, et Raymond s'est plongé dans la vie politique de l'époque.En 1977, il était parmi les jeunes militants qui ont quitté le Parti acadien, un parti néo-nationaliste, pour poursuivre 1. Carolynn McNally, Histoire de la Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.004 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.005 | 0.002 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.003 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.004 | 0.007 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.026 | 0.008 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".