La cérémonie du grand couvert aux armées sous Louis XV : célébrer le roi guerrier
Bibliographic record
Abstract
Sous Louis XIV, selon Saint-Simon : « Ailleurs qu’à l’armée, le roi n’a jamais mangé avec aucun homme, en quelque cas que ç’ait été… ». En effet, le roi ne doit jamais manger avec ses sujets et ne doit prendre ses repas qu’avec sa famille, excepté dans de très rares occasions, à l’issue de fêtes solennelles comme les sacres, les baptêmes ou les entrées royales. Le cas de l’ordinaire du grand couvert du roi aux armées, n’a pourtant fait l’objet, à ce jour, d’aucune analyse en tant que tel. Aussi, le principal questionnement de cette étude porte sur les caractéristiques de cette cérémonie si particulière, sa signification symbolique, sa culture matérielle, à l’occasion du voyage à la tête de ses armées qu’entreprend Louis XV pendant la guerre de Succession d’Autriche, lors des campagnes de 1744 à 1747, en Flandre et en Alsace. Du point de vue du cérémonial d’État, le grand couvert à l’armée – qui se déroule toujours dans un château, un palais urbain, une abbaye, ou sous une tente reproduisant la spatialité d’une résidence royale – n’est pas un simple relâchement de l’étiquette, comme l’on aurait pu l’imaginer s’agissant d’un voyage du monarque. Les ressorts de cette cérémonie, qui reproduit autant que possible les usages de Versailles, tiennent au nombreux personnel qu’elle requiert – 80 personnes – et à l’écrasante dépense qu’elle représente – 1 153 887 livres en 1744, et 1 260 150 livres en 1747 pour la seule Bouche du roi. Pourtant ce choix du faste n’est consenti qu’à regret, pour garantir la personne du roi de tout attentat régicide que pourrait perpétrer un personnel non assermenté, et pour offrir le spectacle d’abondance d’un roi nourricier, dont atteste l’encadrement de police de l’approvisionnement. De plus, on remarque une fidélité à l’image de Louis XIV, à travers le service de la table du roi, mené par le contrôleur général et exécuté par les pages et les valets de pied de la Grande Ecurie. On compte 24 couverts, sauf en 1745, avec seulement 12 couverts selon les usages de Marly. Le mobilier du feu roi est imité : le monarque dispose d’un fauteuil, et les convives s’asseyent sur des tabourets à dossier, la vaisselle est d’argent surdorée, poinçonnée aux armes du roi et trois couronnes et aux armes du dauphin. Le menu de la table du roi, à ce jour inédit, révèle deux services relativement sobres, quoique, du fait de la présence du fruit et des entremets, encore éloignés de l’esprit de simplicité militaire visible à la table de Frédéric II. Le grand couvert aux armées est enfin une véritable fête où la personne du roi se livre en représentation devant des centaines de spectateurs, dont de nombreux étrangers. De façon exceptionnelle, les princes du sang, les généraux et les ministres y sont systématiquement conviés, comme pour symboliser une cour militaire entourant le roi, primus inter pares. D’après un scrupuleux respect de l’usage sous Louis XIV, tout officier peut y prétendre sur la volonté du roi. La Chapelle, au contraire, en est exclue. Pourtant la table du roi est progressivement désertée dès 1745.
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Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.001 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; both teacher heads agree on what is shown here.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".