Prospectives de CNRS Physique - 2024: La physique à l’horizon 2030 : recherche fondamentale et impacts sociétaux
Bibliographic record
Abstract
La parution des prospectives 2024 de CNRS Physique est un moment important pour la communauté des physiciennes et des physiciens.La physique est une science fondamentale, qui nécessite des recherches sur le long terme, pouvant mener à des découvertes capitales susceptibles d'améliorer notre compréhension du monde.Les prix Nobel de physique des trois dernières années sur la physique des impulsions attosecondes, l'intrication quantique ou la compréhension des systèmes physiques complexes en témoignent.Au-delà du défi de rendre le monde intelligible, les questions posées à nos sociétés concernent la crise énergétique, le changement climatique, la perte de biodiversité, des ressources toujours plus difficilement accessibles… Les prospectives de CNRS Physique permettent d'envisager avec ambition et responsabilité un avenir dans lequel la physique permet de combiner l'action à la compréhension.C'est dans cette perspective que CNRS Physique a lancé le travail sur ses prospectives au printemps 2022.Si certaines problématiques scientifiques sont au cœur des actualités, et continueront à faire vivre la physique dans les années à venir, un point crucial était d'identifier les questions en émergence, les thématiques frémissantes susceptibles de conduire aux bouleversements de demain.Il s'agit là d'une ambition forte, mais qui a conduit dès le départ à penser que le résultat ne pourrait venir que d'un travail d'intelligence collective regroupant l'ensemble de notre communauté.La physique est présente dans d'autres instituts du CNRS : des physiciennes et physiciens de CNRS Chimie, CNRS Ingénierie, CNRS Nucléaire & Particules, CNRS Terre & Univers ont notamment participé activement aux discussions.Tout naturellement, des enseignants-chercheurs et des collègues d'autres organismes nationaux de recherche ont aussi pris part à ce travail.Nous souhaitons exprimer notre gratitude à tous et toutes, car à l'avenir la recherche de CNRS Physique devra continuer à être ouverte à tous les profils.Le point de départ de cette prospective a consisté à réaliser une enquête en ligne entre la mi-mai et la mi-juillet 2022.Ce travail a permis de faire émerger plusieurs thèmes autour de deux volets (thématiques scientifiques en émergence pour le premier et grands défis sociétaux pour le second) qui donnent une vision de ce que sera la physique à l'échéance de 2030.Douze ateliers ont été constitués, animés par un binôme de physicienne et de physicien qui se sont rapidement entourés d'un bureau • Physique pour l'environnement et l'alimentation • Physique pour les technologies quantiques.Ces deux volets permettent une lecture matricielle de la recherche à CNRS Physique : il existe plusieurs façons d'aborder un problème de physique.Le premier volet est celui d'une recherche fondamentale d'excellence motivée par la résolution de grandes questions scientifiques.Le deuxième volet est celui d'une recherche ancrée dans une société en transition, qui a besoin de réponses.Ces deux volets sont les entrées d'un même objet qui constituera le futur de CNRS Physique.Au-delà de notre avenir scientifique, il était de la responsabilité de CNRS Physique de s'interroger sur nos pratiques collectives de la recherche.Un troisième volet de ce rapport a pour objectif de mettre en avant des questions transverses qui traversent toute la physique, et parfois la dépassent.Comme toute la société, la recherche en physique n'est pas exempte de biais de genre ou envers les personnes porteuses de handicap ou l'ensemble des diversités.L'identification de ces biais et de leurs conséquences sur les comportements ont fait l'objet de l'atelier parité et diversité qui a travaillé sur des constats et dont les recommandations générales ou spécifiques donneront lieu à des actions rapides de la part de l'Institut.Une autre question fondamentale est celle de la culture scientifique en physique, objet d'un deuxième atelier transverse.Cette culture permet à toutes et tous non seulement de comprendre le monde qui nous entoure, mais aussi de participer activement à son évolution.Elle contribue à la formation d'une société éclairée, capable de prendre des décisions informées sur différents sujets.Faire de la physique dans le futur, c'est aussi prendre en compte désormais les contraintes incontournables de la crise climatique Cette crise, prévue de longue date par les scientifiques, se matérialise et se répercute dans toutes les sphères de la société.Son intensité ne fera que s'accroître dans la prochaine décennie.La recherche en physique devra prendre sa part dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, aura à faire face à la diminution de certaines ressources qui la touche déjà, comme en témoigne la crise actuelle de l'hélium, sera questionnée par la société sur son utilité.Ne voulant pas ignorer ces questions, un atelier a été consacré aux impacts des transitions sur la recherche en physique.Il propose des idées qui ne font pas toutes l'unanimité.Néanmoins, il sera de notre responsabilité dans les années à venir de continuer à discuter cette question et à l'intégrer dans notre manière de faire de la recherche.La période actuelle est particulière pour notre communauté.2023-2024 est l'Année de la physique.Le Ministère de l'Éducation Nationale et de la Jeunesse, le CEA, le CNRS, France Universités, la Société Française de Physique, rejoints par de nombreux partenaires, souhaitent stimuler l'intérêt des élèves et du grand public envers notre discipline, notamment en montrant les multiples résultats de la recherche.Il y a là une résonance avec les prospectives 2024 de CNRS Physique qui identifient ce qui pourrait être l'avenir d'une recherche fondamentale de haut niveau en physique.Cet avenir ne pourra pas se faire sans moyens humains, financiers, organisationnels.Les orientations stratégiques, issues de ce travail scientifique, feront l'objet d'un document spécifique remis à l'été 2024.Ceci permettra de construire, ensemble, un futur dans lequel les sciences, et en particulier la physique, sont une partie des solutions aux questions de demain comme l'a très justement souligné Alain Aspect, prix Nobel de physique 2022.Au moment de présenter ces prospectives, gardons également à l'esprit ce que rappelait Anne L'Huillier, prix Nobel de physique 2023 : « ce qui caractérise les découvertes expérimentales, c'est la surprise : vous essayez de faire quelque chose et vous trouvez autre chose ».Restons prêts à accueillir de belles surprises !
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.027 | 0.039 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.002 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.002 | 0.002 |
| Bibliometrics | 0.004 | 0.006 |
| Science and technology studies | 0.006 | 0.004 |
| Scholarly communication | 0.021 | 0.008 |
| Open science | 0.002 | 0.005 |
| Research integrity | 0.005 | 0.006 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.037 | 0.013 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".