Les Québécois croient-ils à leurs mythistoires? Incursion dans l’univers du savoir historique des « gens ordinaires »
Bibliographic record
Abstract
Il est erroné de dire que les Québécois sont ignorants de leur histoire. La représentation qu’ils s’en font est cependant articulée à ce que l’on pourrait appeler des « mythistoires », soit l’entremêlement de faits avérés et de faits amplifiés, voire de faits ajoutés ou inventés, composant ensemble des tableaux d’histoire particulièrement puissants par leur pouvoir suggestif et leur potentiel narratif. Parmi les principaux mythistoires dont se réclament les Québécois – plus précisément les Québécois d’héritage canadien-français –pour se remémorer leur expérience historique figurent le Régime français (un âge d’or), la Conquête (une catastrophe), les Rébellions (un élan national cassé), Durham (un fossoyeur de destin), l’Acte d’Union (une injustice), l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (une imposture), la Grande Noirceur (un retardement), la Révolution tranquille (une libération), Trudeau (un traître), Lévesque (un vénérable) et ainsi de suite. La question se pose : les Québécois croient-ils à ces mythistoires? L’auteur répond par l’affirmative, mais sans invoquer la crédulité populaire comme argument explicatif. Il faut plutôt s’interroger, avance-t-il, sur la façon dont les « gens ordinaires » utilisent l’histoire pour se faire une tête à propos de ce qui fut; s’interroger aussi sur le rôle de l’histoire dans l’équilibre social et mental des personnes; s’interroger enfin sur la distance qui sépare le dessein de l’histoire savante du programme de l’histoire influente. Le texte constitue une incursion dans l’univers historial des « gens ordinaires », que l’auteur étudie depuis longtemps. Abordant un sujet sensible, même controversé, l’article, écrit au je, pourra intéresser les historiens et historiennes, souvent dupes de leur importance dans la société, ainsi que ceux et celles qui se passionnent pour la réception, l’assimilation et la (re)production du savoir à caractère historique qui circule dans la société.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.014 | 0.010 |
| Scholarly communication | 0.006 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.010 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".