Couverture du conflit en Afghanistan : pratique et limites du journalism télévisuel en pool
Bibliographic record
Abstract
Annexes t2 5l s8 6t 102 publicitaires, les écueils sont nombreux pour la presse, qu'elle soit écrite, parlée, télévisée ou encore du cyberespace.Ainsi, les directions de salles de nouvelles font plus que jamais face à des choix draconiens en terme de couverture journalistique.Plusieurs avenues s'offrent à eux: réduction de personnel, mise en commun de ressources entre départements (convergence), abandon de certaines couvertures ponctuelles ou encore tentative de mise en commun de moyen (< pool >).Dans le cas de la couverture du conflit en Afghanistan, c'est cette demière option et jusqu'à un certain point la convergence qui ont toutes deux été privilégiées.En outre, l'intégration des journalistes participants sous l'égide des Forces canadiennes a ajouté une autre dimension à cette couverture.Ces << choix >, nous le pensons, ne sont pas sans conséquence sur le < produit > diffusé, le choix de la couverfure, la crédibilité de I'entreprise médiatique et son impact sur le public.Au fil de cette recherche, nous tenterons de démontrer que la couverture du conflit en Afghanistan, par l'entremise de journalistes intégrés à l'armée, a miné la crédibilité des médias et n'a pas rempli sa mission informative.Voyons d'abord en quelques lignes, la genèse de la situation actuelle.< Le Canada en guerre >>, quatre mots que I'on pensait ne jamais avoir à lire à nouveau dans une même phrase, et pourtant, c'est bien ce qui est arrivé, sans tambour ni trompette en 2006.Le mandant << casque bleu > habituellement réservé au Canada s'est muté en rôle primordial en zone de guerre où ses soldats devront dorénavant ouvrir le feu 4 sur les insurgés.Pour l'opinion publique, les militaires canadiens étaient en Afghanistan pour un rôle de maintien de la paix et de reconstruction.Le revirement de situation est passé plutôt inaperçu, le nouveau gouvemement conservateur de Stephen Harper élu à l'époque ayant choisi, sciemment ou pas, de ne pas l'ébruiter.Après tout, la décision finale incomba à Paul Martin, premier ministre sortant du Parti libéral du Canada battu aux élections.Un parti qui, auparavant mené par Jean Chrétien, avait envoyé les soldats en Afghanistan dans le contexte d'une mission de maintien de la paix.Le déplacement des troupes en zone hostile fut le résultat, selon monsreur Chrétien, de << tergiversations >> de la part de son successeur libéral.Ainsi, Ie gouvernement Harper n'a fait que poursuivre la stratégie des libéraux lorsqu'il affirme qu'il engagera encore plus le Canada dans la lutte contre le terrorisme.Il est intéressant de constater que la majorité des sondages d'opinion à l'époque confirmaient la perception (entre 15 et 90 %) que les forces armées canadiennes devaient jouer un rôle de mécliateur plutôt que de guerrier.La mission a vu ses appuis fondre parmi la population quand les cercueils ont commencé à se retrouver de plus en plus dans les manchettes des journaux et des bulletins de nouvelles télévisées.Des appuis qui depuis ont été en chute libre particulièrement au Québec, province traditionnellement si peu encline à encourager la participation du pays aux conflits armés.Ce changement de mission, peu expliqué par le pouvoir en place, aura en fait été mis sous le nez des Canadiens par ce que certains appellent à tort ou à raison le < quatrième pouvoir >>, la presse.Petit à petit, avec les reportages relatant la hausse du nombre de blessés et surtout de soldats morts lors d'opérations militaires, les Canadiens ont prix conscience de leur implication dans une guerre qu'ils ne semblaient pas avoir choisie.Les quelques milliers de soldats canadiens ont vu leur rôle s'intensifier, se modifier, se bouleverser.Tellement qu'à la fin de I'hiver de 2006, ils ont officiellement pris le contrôle d'une province de I'Afghanistan pour y diriger les forces antiterroristes.Un changement radical pour le Canada qui, n'agissant plus sous l'égide de la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) de I'OTAN, a pris le chemin déjà foulé par les Américains.Fin février 2006, ils sont rentrés dans le moule de I'opération Enduríng Freedom.Du jour au lendemain, les soldats ont cessé leur patrouille dans les rues de Kaboul, région relativement épargnée par les insurgés, pour se retrouver dans la région déchirée par les attaques talibanes, celle de Kandahar.De la traditionnelle mission de maintien de la paix, apanage des Forces canadiennes dans les conflits post-Deuxième Guerre mondiale, nos soldats, < parachutés > dans une zone hostile, se sont finalement engagés dans une mission où ils font désormais la guerre.Fini les opérations déployées sous l'égide de I'ONU avec zone tampon et accord des parties prenantes au conflit.Voyons d'abord en quelques lignes la fonction du journaliste envoyé spécial, le cas qui nous intéresse dans cette recherche.Une fois que son bureau a décidé de l'envoyer sur le terrain pour rendre compte d'une situation de crise coÍrme la guerre en Afghanistan, le joumaliste devenu < envoyé spécial >> voit sa tâche redéfinie, un peu à la manière d'un correspondant à l'étranger.<< Passeur entre deux pays, le correspondant doit tenir compte à la fois des demandes de son pays d'origine, qui lui sont constarnment rappelées par sa rédaction en chef, et des réalités de son pays de travail.Les unes et les autres ne se confondent pas toujours, la rédaction en chefopposant sa propre vision à celle du correspondant sur place >> (Ferenczi, 2005 :74).On le voit d'ores et déjà, l'envoyé spécial doit faire face à cette contrainte des moyens sur place où il va travailler de façon temporaire et à la limitation du choix éditorial qu'impose son bureau.Ce qui conditionne beaucoup le travail du journaliste de télévision, ce sont les moyens mis à sa disposition dans des situations difficiles.Avec le développement du progrès technologique et du moyen satellite, couvrir des situations de conflits comme en Irak ou en Afghanistan devient de plus en plus à la portée des entreprises de presse, qui doivent évidemment avoir les reins solides pour pouvoir se payer ce type de technologie.Mais ce qui est sûr, c'est que cette mise à la disposition de ces nouveaux moyens de transmission a bouleversé complètement la façon de couvrir une gueme.< Many of today's news organizations are determined to deliver not just news, real-tìme news from anywhere and everywhere> (Seib, 2004 : 10).Historiquement, cela s'est traduit par une évolution dramatique de la rapidité de couverture par les médias.Comme le mentionne Seib, la guerre du Viêt-Nam était couverte chaque jour par la télévision, celle du Golfe en 1991 était en direct, le conflit au Kosovo se déroulait aussi sous les yeux des intemautes.Les débuts de la guerre en
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.017 | 0.049 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.005 | 0.006 |
| Science and technology studies | 0.032 | 0.025 |
| Scholarly communication | 0.034 | 0.023 |
| Open science | 0.002 | 0.011 |
| Research integrity | 0.008 | 0.007 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.029 | 0.002 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".