Les défis associés au parcours professionnel des journalistes s’identifiant comme racisés au sein des médias francophones québécois
Bibliographic record
Abstract
Cette recherche a été réalisée dans le cadre d’un mémoire par insertion d’article. Dans un contexte actuel où certains journalistes dénoncent une « diversité de façade », l’objectif de cette recherche est de mieux connaître le parcours professionnel et le vécu des journalistes racisés au sein des médias francophones québécois et tenter de comprendre ce qui peut affecter la représentativité des minorités ethnoculturelles dans les salles de nouvelles. En particulier, ce mémoire tente de répondre à la question : « Quels sont les défis rencontrés par des personnes journalistes racisées au sein d’organisations médiatiques franco-québécoises et comment ces défis influencent-ils leur ascension professionnelle? ». Pour ce faire, nous avons adopté une démarche qualitative inductive et interviewé huit journalistes travaillant dans des médias généralistes parmi les plus consultés par la population franco-québécoise. À travers ces entretiens, nous avons posé des questions portant sur les tensions vécues par les journalistes entre leur identité ethnoculturelle et leur identité professionnelle, leurs perceptions des décisions éditoriales et des affectations, leurs perceptions des potentielles inégalités au sein des salles de nouvelles ainsi que leurs opinions sur les possibilités de changements dans les organisations médiatiques pour favoriser la rétention des journalistes racisés. Les résultats de notre étude nous aident à mieux comprendre les opportunités, les difficultés et les contradictions qu’ils rencontrent tout au long de leur ascension professionnelle, ainsi que leur capacité ou leur incapacité à influencer le contenu des médias et la représentation des personnes racisées au Québec. Plus précisément, les données recueillies mettent principalement en exergue que les journalistes racisés, œuvrant dans les médias franco-québécois, peuvent parfois se demander pourquoi ils ont été embauchés, ce qui peut avoir plus à voir avec leur identité ethnique et l’amélioration de la réputation de l’organisation qu’avec leurs qualifications professionnelles. Comme il n’y a pas une masse critique de journalistes racisés dans les salles de nouvelles québécoises, les personnes ayant participé à notre étude ont l’impression que leur travail est examiné plus attentivement que celui de leurs collègues blancs et fait généralement l’objet d’évaluations plus sévères. Lorsqu’ils traitent d’un sujet lié aux communautés ethnoculturelles, leur objectivité est plus facilement contestée. Enfin, il ressort également des résultats de cette étude, un questionnement sur la répartition inégale des emplois auprès du personnel professionnel racisé. Autrement dit, l’affectation de postes qui sont moins prestigieux et offrent moins de temps d’antenne comme ceux associés à la météo ainsi qu’aux arts et la culture, ou liés à la programmation d’émissions en dehors des heures de grande écoute. Finalement, une mise en relation entre les résultats et les connaissances scientifiques ainsi qu’une analyse de nos résultats permettent une tentative de modélisation des éléments favorisant l’intégration des minorités ethnoculturelles dans les médias. Dans cette modélisation, les difficultés relevées par les journalistes ont été séparées en cinq catégories : celle d’être uniquement une case à cocher, celle reliée à leur visibilité accrue, celle de devoir se taire pour sa carrière, celle qui a des effets sur le contenu journalistique et celle liée à l’ascension professionnelle. Nous avons accompagné l’analyse de nos résultats avec des recommandations.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.012 | 0.028 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.004 | 0.005 |
| Science and technology studies | 0.024 | 0.013 |
| Scholarly communication | 0.014 | 0.004 |
| Open science | 0.001 | 0.004 |
| Research integrity | 0.002 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.011 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".