Les facteurs associés aux adolescents ayant commis des agressions sexuelles auprès de membres de leur fratrie et les caractéristiques spécifiques des agressions sexuelles perpétrées
Bibliographic record
Abstract
Depuis plusieurs années, nombre d’études se sont intéressés aux caractéristiques propres aux adolescents agresseurs sexuels (AAS), notamment en raison de la forte prévalence des agressions sexuelles perpétrées par ceux-ci (estimée à environ une agression sexuelle sur cinq qui sont rapportées chaque année, au Québec). Formant un groupe hétérogène, plusieurs tentatives d’élaboration de typologies ont été réalisées. Parmi celles-ci, la différenciation de ces adolescents par le lien qui les unit avec leurs victimes a fait l’objet de certaines recherches. À ce sujet, d’autres études antérieures ont également spécifiquement cherché à trouver des facteurs qui permettraient de différencier les adolescents agresseurs sexuels incestueux (AASI) des adolescents agresseurs sexuels non-incestueux (AASn-I). Ces recherches ont permis de dégager quelques différences entre les groupes étudiés, mais la majorité de celles-ci comportent des limites méthodologiques importantes et les résultats obtenus sont inconstants. La présente étude vise à comparer un groupe d’adolescents qui ont commis des agressions sexuelles auprès des membres de leur fratrie (AASI) à un groupe d’adolescents qui ont commis des agressions sexuelles auprès de victimes à l’extérieur de leur fratrie (AASn-I). Ces groupes ont été défini à partir des données pré-intervention récoltées à l’aide d’un questionnaire d’entrevue et d’outils standardisés auprès de 160 AAS, âgés de 12 à 17 ans et ayant participé à différents programmes d’intervention à travers le Québec entre 1999 et 2006. C’est à partir d’analyses univariées et d’analyses de régression logistique que les groupes à l’étude ont été comparés, afin de tenter de dégager les facteurs associés et les caractéristiques des agressions perpétrées qui permettraient de les différencier. Les résultats obtenus ont fait ressortir que les AASI rapportaient davantage de symptômes psychologiques importants de dépression, utilisaient moins de stratégies adaptatives orientées vers la tâche en situation de stress et avaient davantage un père qui consommait de la pornographie, au moment de la collecte de données pré-intervention. Également, en ce qui a trait aux caractéristiques des agressions perpétrées, les AASI rapportaient davantage que leurs victimes avaient présenté de la résistance lors des agressions. Malgré que quelques différences significatives entre les groupes aient été dégagées, il est tout de même possible de constater qu’un faible nombre de facteurs associés et de caractéristiques des agressions perpétrées permettent de différencier les AASI des AASn-I. Néanmoins, il est constaté que le groupe d’AASI présentait davantage de symptômes de dépression, utilisait moins de stratégies adaptatives orientées vers la tâche en situation de stress, avait davantage un père qui consommait de la pornographie et rapportait une plus grande proportion de victimes ayant résisté lors des agressions sexuelles, comparativement au groupe d’AASn-I, au moment de la collecte de données. Enfin, il est constaté que le groupe d’AASI présente des caractéristiques de détérioration plus importantes que les AASn-I. Certaines forces et limites méthodologiques sont présentées, justifiant l’intérêt de réaliser l’étude actuelle. Enfin, malgré l’homogénéité générale entre les groupes, il est nécessaire que la cueillette de données pré-intervention tienne compte des variables significativement discriminantes mises en évidence dans l’étude actuelle, afin que l’intervention soit personnalisée aux besoins spécifiques des AASI. Également, il est nécessaire que l’intervention réalisée auprès des AASI tienne compte de l’aspect familial de la problématique, notamment en raison du fait que l’agresseur et la/les victimes vivent dans le même milieu familial et que les répercussions associées au dévoilement des agressions diffèrent de celles pouvant être vécues lorsque les agressions ont été perpétrées à l’extérieur du milieu familial.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.006 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.002 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.006 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".