L’expérience immigrante de la citoyenneté : parcours d’acculturation citoyenne d’immigrants internationaux établis à Montréal
Bibliographic record
Abstract
Dans le contexte de la globalisation, les grandes villes des pays du Nord tendent à attirer des migrants originaires du monde entier. Cette immigration internationale vers des métropoles occidentales suscite des controverses à propos de la citoyenneté. Ceci est une des raisons pour laquelle la citoyenneté doit être pensée non seulement comme un statut juridique, mais également comme un construit culturel. Dans la littérature socio-anthropologique contemporaine, cette « citoyenneté culturelle » est parfois analysée à travers l’étude de l’engagement d’individus dans des actions collectives menées dans un objectif ou un idéal de justice sociale plus ou moins explicite. En ce qui concerne des individus immigrants, au-delà de cette dimension participative, les écrits traitant d’une citoyenneté construite se focalisent sur l’enjeu du développement d’un sentiment d’appartenance à la communauté d’accueil. Cette orientation répond à des préoccupations sociales quant à l’intégration des immigrants et sa traduction en pratiques concrètes. Au sein de pays occidentaux pour lesquels une citoyenneté dite moderne constitue une institution centrale, il existe alors un intérêt particulier à comprendre comment l’ « identité citoyenne » des immigrants évolue, surtout dans les grandes villes où ils se concentrent, des villes globales. C’est dans ce cadre que nous avons voulu étudier la (trans)formation de l’identité citoyenne de personnes pour lesquelles ce processus pourrait être plus problématique que pour d’autres : les immigrants internationaux. Nous avons désigné ce processus comme celui de l’ « acculturation citoyenne ». Nous nous sommes appuyés sur les cadres théoriques d’une sociologie relationnelle et d’une sociologie de l’individu pour formuler l’hypothèse que le processus d’acculturation citoyenne des immigrants internationaux est déterminé par les épreuves vécues générées par le contexte institutionnel de leur lieu d’accueil – un « régime de citoyenneté » local – et par l’ensemble des acteurs significatifs au contact desquels ils réalisent leur action citoyenne – leur « réseau de participation citoyenne ». Nous avons ensuite choisi de réaliser une analyse typologique afin d’identifier des parcours-types d’acculturation citoyenne et d’en préciser la dynamique. Les données collectées auprès de 31 immigrants internationaux établis dans la ville globale occidentale de Montréal ont fait émerger quatre parcours-types d’acculturation citoyenne (un nombre non exhaustif puisque limité par notre échantillon de répondants) : i) l’expérience positive d’un parcours d’adaptation qui voit l’immigrant s’impliquer aussi bien auprès de communautés citoyennes liées à ses origines qu’à son nouveau lieu de vie ; ii) l’expérience positive d’un parcours de projection locale dans le cadre duquel l’immigrant s’est attaché à la communauté citoyenne de son lieu d’accueil, dissociant ses origines culturelles ou ethniques et son action citoyenne ; iii) l’expérience positive du parcours d’individualisation d’un immigrant dont la pratique citoyenne se réalise sans sentiment d’appartenance communautaire fort et ; iv) l’expérience négative d’un parcours de repli à travers lequel l’immigrant ne parvient pas à se sentir citoyen à part entière au sein de la communauté de son lieu d’accueil, et parallèlement, ne trouve pas de réconfort existentiel au sein d’une hypothétique communauté citoyenne d’origine. Nos analyses confirment les rôles des épreuves vécues dans le lieu d’accueil et du réseau de participation citoyenne dans la transformation de l’identité citoyenne de nos répondants. De plus, nous pouvons nuancer le rapport entre ces deux rôles, en fonction du poids respectif de chacun dans les divers parcours d’acculturation citoyenne : ce rapport se mesure selon une logique inverse, un rôle important des épreuves atténuant le rôle du réseau et vice-versa.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.016 | 0.009 |
| Scholarly communication | 0.007 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.005 |
| Research integrity | 0.001 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.008 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".