Migrations sud-nord et inégalités de genre, expériences de femmes provenant d'Afrique de l'ouest à Montréal
Bibliographic record
Abstract
Cette recherche porte sur les inégalités de genre sous l’angle des migrations Sud/Nord, à travers l’étude des expériences migratoires de 22 femmes ouest-africaines qui se sont installées à Montréal. Le but est d’explorer leurs expériences dans les contextes pré- et post-migratoires en mettant l’accent sur les rapports inégalitaires (race/genre/classe, etc.) qui structurent les contextes sociaux. Sur les plans théorique et analytique, une approche féministe matérialiste, intersectionnelle, postcoloniale et décoloniale a été privilégiée. Une telle approche a notamment permis d’explorer les comportements liés à la division sexuelle du travail dans le cadre familial et les stratégies d’insertion que développent ces femmes sur le marché du travail, apportant ainsi un éclairage sur les effets contextuels et structurels impactant la dynamique croisée des relations de genre, de classe et de « race » en contexte migratoire. L’observation a été guidée par une grille d’analyse à 4 volets thématiques principaux : 1) l’organisation du travail domestique, 2) l’accès à l’autonomie économique, 3) le pouvoir décisionnel et 4) la réalisation de leurs projets de vie. Pour chacun de ces volets, les modalités d’action des femmes ont été identifiées sur les trois temps du processus migratoire : prémigratoire, migratoire et post-migratoire. Dans le domaine de l’organisation du travail domestique, une plus grande charge matérielle et mentale a été relevée chez les participantes dans la période post-migratoire, comparativement à leurs expériences en Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, au Sud comme au Nord, l’assignation essentialiste du travail domestique aux femmes ressort comme un facteur clé de la division genrée inégalitaire du travail au détriment des femmes. En outre, les participantes rencontrent sur le marché du travail montréalais des contraintes systémiques diverses qui varient selon leur niveau d’instruction. Le fait que les hommes non plus n’aient pas accès aux emplois affecte par ricochet les femmes. Ainsi, on observe une plus grande charge financière pour certaines participantes du fait que leur conjoint a également un revenu faible ou nul sur une période plus ou moins longue. L’absence durable d’un revenu familial stable maintient leur précarité, qui était moins importante pour la majorité des participantes en Afrique, compte tenu notamment de leur position sociale relativement favorisée comparativement à la majorité de la population et des réseaux d’entraide sur lesquels elles pouvaient compter pour alléger leurs tâches domestiques et ménagères. Les contraintes relatives à la discrimination systémique et aux pratiques racistes dans le domaine professionnel sont multiformes et comprennent des micro-agressions, des discriminations directes et des barrières à l’accès et au maintien en emploi qui débouchent sur leur déqualification professionnelle et leur relégation aux emplois subalternes de l’économie. Certaines participantes réagissent à ces obstacles en démissionnant de leur emploi ou en quittant leur formation. Leurs projets de vie se transforment et sont, par la force des choses, adaptés aux nouvelles réalités. Tant dans leur société de départ qu’à Montréal, l’accès au pouvoir décisionnel est fortement conditionné par les rapports sociaux de pouvoir en présence, faisant des acteurs/actrices des groupes dominant.e.s celles et ceux qui influencent directement ou indirectement les décisions et les choix de vie de ces femmes ainsi que la production de règles formelles et informelles qui régissent l’organisation des sociétés. \n_____________________________________________________________________________ \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : femmes, féminisme, migrations, Sud global, Nord global, postcolonial, décoloniale, inégalité de genre, rapports sociaux de sexe, racisme, intersectionnalité, néocolonialisme, Afrique de l’Ouest, Montréal
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.012 | 0.005 |
| Scholarly communication | 0.003 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.003 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.004 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".