Amours métissées. Couples mixtes et enfants métis dans la littérature contemporaine
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Bibliographic record
Abstract
La présente thèse porte sur les représentations des couples mixtes et des enfants métissés dans la littérature contemporaine. À travers l’analyse de romans parus au XXIème siècle ou à la toute fin du XXème, en conjuguant la critique littéraire aux concepts, puisés dans la sociologie, du postcolonialisme et de l’intersectionnalité, nous questionnons la construction de la figure de l’Autre dans les textes, le traitement du racisme, et nous cherchons à exposer et analyser les portraits qui sont dressés de la mixité dans la sphère familiale. La première partie de cette thèse, qui se concentre sur la manière dont sont dépeints les couples mixtes dans la littérature contemporaine, comporte quatre chapitres, et porte sur un corpus de cinq romans, qui nous offrent des points de vue variés : Douleur de peau d’Aysseline de Lardemelle (2008), Milk in my coffee de Jerome Eric Dickey (1999), Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants de Xiaolu Guo (2007), Les Femmes occidentales n’ont pas d’honneur de Laura T. Ilea (2015) et Azadé de Louis-Nicolas Trépanier (2010). Dans le premier chapitre, nous interrogeons les rapports que les personnages Occidentaux entretiennent avec les cultures minoritaires et, à l’inverse, comment les narrateur·ices Orientales·ux appréhendent la culture occidentale. Nous observons comment les auteur·ices magnifient ou discréditent les cultures de l’un ou de l’autre. Nous tâchons également de déceler les indices que les auteur·ices glissent dès le début des récits, pour annoncer les difficultés que les personnages sont amenés à rencontrer par la suite, lorsque le couple mixte qu’ils forment devient plus officiel. Le deuxième chapitre est une mise en lumière de l’orientalisme et de l’exotisme qui imprègnent encore les romans, en dépit de l’horizon postcolonial dans lequel ils ont été publiés. Nous constatons que nombre de stéréotypes sont réactualisés au fil des récits, et que l’essentialisme l’emporte souvent sur le constructionnisme. Dans le troisième chapitre, suivant une perspective intersectionnelle, nous analysons l’articulation des dominations de race, de genre et d’espace entre les personnages. Nous démontrons qu’en dépit du fait que la performance de genre varie d’une culture à l’autre, les doctrines patriarcales et virilistes transparaissent dans tous les textes. Dans la société, le racisme est présenté comme omniprésent et inaltérable, tandis qu’au sein du couple, la domination de genre n’est que peu modulée par la domination raciale. Le quatrième chapitre met en relief le racisme systémique qui se glisse dans les romans, et s’attache à étudier le traitement que les auteur·ices accordent à la société et à l’entourage des personnages centraux, le couple mixte. Ensuite, offrant un autre angle de vue sur les couples mixtes, la seconde partie de la thèse porte quant à elle sur les enfants issus de ces couples, les enfants métissés. Cette partie est constituée de trois chapitres et nous y comparons trois romans : Milk in my coffee de Jerome Eric Dickey (1999), Fais danser la poussière de Marie Dô (2006), The Girl who fell from the sky de Heidi W. Durrow (2010). Dans le premier chapitre, nous démontrons à quel point l’enfant métis·se est représenté·e dans la littérature contemporaine comme un objet, défini par les autres ; dont les groupes culturels et raciaux tantôt se disputent la propriété, tantôt, au contraire, rejettent l’adhésion. Nous démontrons dans quelle mesure ces représentations témoignent de la perception de la mixité comme dangereuse et taboue dans les sociétés occidentales, et ce que cela révèle du racisme ambiant. Le deuxième chapitre prolonge ces réflexions et s’attache aux rapports entre les enfants métis·ses et leurs parents – mère, père, et famille au sens large. Dans le troisième chapitre, nous voyons comment les récits placent l’accent sur la souffrance que les métis éprouvent et comment les auteur·ices dénoncent le racisme – et une fois de plus, le sexisme – qui tapissent encore les sociétés occidentales. Nous découvrons aussi une portée militante, les textes mettant en scène une dimension positive du métissage.
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Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it