Discours prononce par l;'honorable M. Honore Mercier premier ministre de la province le 6 novembre 1889 au Club National. Montreal.
Bibliographic record
Abstract
Messieurs,Nous sommes enchantés, mes collègues et moi, de la réception toute sympathique que le Club National veut bien nous faire, dans circonstance, et nous garderons un excellent souvenir, non- Benlemenl des paroles que vous nous avez adressées, M. le présid'-nt, mais encore de la courtoisie que vous nous avez montrée ce soir.Nous avons décidé, mes collègues et moi, de venir de temps a antres, en autant que les circonstances nous le permettront, siéger dans la ville de Montréal, afin de pouvoir régler, sur les lieux, les questions locales qui intéressent les citoyens de cette immense région politique, et aussi de rencontrer nos amis et le public en général.Votre démonstration est faite au nom de deux clubs qui nous sont bien chers, le Club National et le Club Letellier : le Club National, qui s'honore du même titre que le gouvernement actuel, titre qui a fait sa force dès les \ remiers jours de son existence, qui lui a gagné la sympathie d'un grand nombre de citoyens et qu'il a bien l'intention de maintenir, dans l'avenir, comme représentant ses tendances et ses aspirations.Le Club Letellier, qui porte le nom d'un patriote sur la conduite politique duquel nous n'avons pas toujours été de la même opi- nion, tous tant que nous sommes membres du parti national, mais qui rappelle la mémoire vénérée d'un homme loyal à son pays et à ses amis et d'un homme d'Etat qui a laissé un grand nom.Ceux qui ont connu Letellier dans l'intimité savent combien il était partisan de l'union des hommes de cœur qui, dans son opi- nion, devaient se donner la main pour faire triompher 1rs grands intérêts de la province.Combien de fois, dans nos conversations intimes, alors que j'avais l'honneur d'être l'un de ses aviseurs et le plaisir d'être un de ses confidents, il y a dix ans de cela, n'a-t-il point regretté nos luttes fratricides et les divisions qui nous affai- blissaient ?Combien de fois ne m'a-t-il pas conseillé de me rap- procher de mes adversaires, de leur tendre une main amicale, de leur demander d'oublier les haines du passé et de tout sacrifier au pied de l'autel de la patrie, afin d'unir toutes les forces de la na- tion et d'assurer, dans cette union patriotique, le triomphe des in- térêts sacrés qu'il avait tant à cœur.Hélas !il est mort, ce patriote, avant de voir la réalisation de son rêve favori, du rêve de toute sa vie.Mais aujourd'hui ses mâ- nes doivent tressaillir !Deux clubs sont réunis, l'un portant son grand nom, et l'autre, représentant sa grande idée.Ils sont réunis pour recevoir les membres du gouvernement formé à l'ombre du drapeau national, comme résultat d'un sentiment noble et géné- reux ; et, triomphant de tous les obstacles nombreux jetés sur sa route, ce gouvernement affirme sa force plus que jamais et montre au pays tout entier que l'union désirée s'est accomplie, qu'elle est maintenue intacte et vraie, et prépare.pour demain des triomphes nouveaux, qui consolideront son œuvre et assureront, d'une ma- nière définitive, la prospérité publique.Vous voulez bien, dans l'adresse qui vient de nous être pré- sentée, faire allusion à diverses questions politiques qui intéres- sent actuellement le pays, et vous avez été assez bon de juger favorablement la solution que nous avons donnée à la plupart d'entre elles.Yous avez été trop indulgent, dans la forme ; mais, d'un autre côté, vous êtes restés, je crois, dans les bornes de l'exactitude, quant au fond.Nous avons, en effet, réglé bien des questions depuis que nous sommes au pouvoir ; nous avons fait disparaître les déficits qui nous ruinaient et nous déshonoraient ; nous avons adopté des mesures sévères pour assurer la rentrée de tous les argents dus à la province ; nous avons mis fin aux vols nombreux auxquels donnait lieu la distribution des deniers de La colonisa- tion : ei enfin, nous avons t'ait disparaître les injustices criantes dont les colons étaienl l'objet de la part de certains marchands de bois.D'un autre côté, nous avons réglé cette célèbre difficulté, celte difficulté presque centenaire, soulevée à l'occasion des biens des Jésuites ; uous avons inauguré cette politique généreuse et si productive de )a construction des ponts en fer ; nous avons éta- bli l'ordre du Ment." agricole, au moyen duquel les cultivateurs distingués recevronl des honneurs et des récompenses propres à une légitime é aulation et à donner une impulsion nouvelle à l'industrie agricol .cause importante de nos succès et source in- tarissable de nos revenus.Nous avons mis fin, grâce à un em- prunt avantageusement contra.-té.à l'existence d'une dette flot- tante : enfin, nous avons réussi à créer, sous divers autres rapport-, une situation satisfaisante pour le présent et rassurante pour l'avenir.Mais noir œuvre esl loin d'être complète: elle n'est qu'à ses débuts.Nous avons devant nous une tâche immense, qui réclame tous nos soins, toute notre activité, tout notre dévouement : nous avons devant nous l'immensité des besoins du pays, et nous ne devrons nous arrêter que lorsqu'ils seront satisfaits.L'instruction publique, pour réaliser les espérances des hommes intelligents, réclame des secours nouveaux : il faut les lui donner.Notre devoir est de faire pénétrer les lumières de l'instruc- tion dans toutes les «lasses, surtout dans les classes les plus pau- ; les plus humbles ; le peuple demande que nous lui ver- sions l'instruction à pleine mains et nous allons la lui verser.C'est une tâche, c'est un devoir : nous ne reculerons point devant la tâche et nous ne faiblirons point devant le devoir.Nous devons multiplier les voies de communication, les ren- dre de plus en plus faciles, et rapprocher des grands centres nos populations rurales, afin de leur permettre de porter sur les marchés des villes les produits de leurs terres et de leur industrie.Pour cela, nous devrons accorder de nouvelles subventions aux compagnie-de chemins de fer qui donnent des garanties satisfai- santes, qui se proposent de construire des routes propres à favori- ser la colonisation, l'agriculture et le commerce.Nous devrons aussi améliorer nos chemins municipaux, en offrant des avantages tout particuliers aux municipalités disposées à macadamiser leurs chemins, de manière à permettre à nos cultivateurs de se rendre aux grands «entres facilement et économiquement.Ce sera une compensation légitime des sacrifices qu'ils se sont généreusement imposés dans le but d'assurer la construction de nos voies ferrées.Cette compensation est d'autant plus nécessaire que les cultiva- $558,393 pour taxes des corporations commerciales, estimées à $150,000 par année, mais en retranchant le surplus, comme arrérages, soit |408,393, il reste toujours une augmentation de $356,- 644.Elle est due à l'énergie et à l'activité que nous avons dé- ployées dans la perception des deniers dus à la province.LES DÉPENSES.Faisons la même comparaison pour les dépenses.Elles ont été comme suit : 30 juin 1888 $3 365,032 " ' " 1887 3,288,797 Augmentation $ 6.235 C'est là l'augmentation réelle des dépenses ordinaires durant l'année 1887-1888.Permettez-moi de vous offrir quelques détails explicatifs sur ces augmentations, détails qui seront jugés satisfaisants, j'en suis sûr.
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.011 | 0.003 |
| Scholarly communication | 0.004 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.002 | 0.003 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.105 | 0.016 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".