La relation entre les difficultés amoureuses vécues à l'adolescence et au début de l'âge adulte et le suicide au sein de la population inuite du Nunavut : une étude rétrospective et comparative des trajectoires de vie
Bibliographic record
Abstract
Le suicide constitue un problème de santé publique majeur au sein de la population inuite du Nunavut. Plus spécifiquement, on retrouve auprès des adolescents et des jeunes adultes inuits des taux de suicide alarmants. Des études ont relevé l’importance que semblent avoir les difficultés amoureuses dans l’étiologie du suicide chez cette population, sans nécessairement en faire l’objet principal de leur recherche. Dans le cadre de cette étude exploratoire, nous nous attardons précisément sur la relation entre les difficultés amoureuses vécues à l’adolescence et au début de l’âge adulte et le suicide au sein de la population inuite du Nunavut. Pour ce faire, nous avons effectué une analyse secondaire des données issues d’une étude antérieure, menée par une équipe de chercheurs du Groupe McGill d’Études sur le Suicide, réalisant l’autopsie psychologique et l’analyse des trajectoires de vie de participants inuits vivants ou ayant vécus sur le Territoire du Nunavut. À ce jour, les données issues de cette recherche unique et volumineuse demeurent peu utilisées. Dans la présente étude à cas-témoins, notre objectif a été d’examiner et de comparer les difficultés amoureuses (i.e. séparations, tensions, infidélité subie et infligée, violence conjugale subie et infligée, difficultés périnatales) rencontrées entre 15 et 30 ans par \n30 participants décédés par suicide, 30 participants vivants avec un historique de tentative(s) de suicide, et 30 autres participants vivants sans historique de tentative de suicide, comptant au total un échantillon de 90 participants pairés selon leur année de naissance. Conformément au premier objectif de l’étude, l’analyse statistique descriptive a permis de comptabiliser l’occurrence des difficultés amoureuses selon différentes tranches d’âge comprises entre 15 et 30 ans. L’analyse visuelle des données des tableaux descriptifs a permis de mettre en relief les différences et similitudes entre les groupes quant à la quantité et la fréquence des difficultés amoureuses rencontrées par les participants des trois groupes à travers les années. Des tests de Khi-deux ont permis de vérifier si les différences entre les trois groupes étaient significatives. Quant au second objectif, l’analyse thématique du contenu des vignettes cliniques a fait ressortir des nuances quant aux caractéristiques, aux motifs et aux conséquences des difficultés amoureuses connues par les participants des trois groupes. Les résultats montrent que plus de participants décédés par suicide semblent avoir connu des séparations et des tensions entre 15 et 30 ans, et ce surtout entre 15 et 18 ans où les différences s’expriment d’autant plus significativement et fortement. Par ailleurs, les participants décédés par suicide ont connu en moyenne davantage de séparations et de tensions dans leur couple que leurs pairs des autres groupes. Aussi, les résultats de l’analyse thématique montrent que les participants décédés par suicide avaient majoritairement connu des difficultés amoureuses dans les six mois précédant leur suicide. Dans la discussion, nous apportons sur la base de ces résultats des considérations développementales, interpersonnelles, existentielles et sociohistoriques quant au potentiel suicidogène des difficultés amoureuses dans l’étiologie suicidaire des adolescents et jeunes adultes inuits. Cela implique qu’il pourrait être bénéfique sur le plan de la prévention et de l’intervention psychosociale de comprendre les difficultés amoureuses comme étant des facteurs de risque suicidaire importants au sein de la population des adolescents et des jeunes adultes inuits du Nunavut. \n_____________________________________________________________________________ \n \nMOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : suicide, difficultés amoureuses, adolescents, jeunes adultes, Inuits
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.008 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.002 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.002 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".