MétaCan
Menu
← Back to cohort
Record W7011115636

Les blessures professionnelles et leurs déterminants : mieux comprendre le rôle du secteur industriel et de la profession

2018· article· fr· W7011115636 on OpenAlexaboutno aff

Bibliographic record

Venuenot available
Typearticle
Languagefr
FieldHealth Professions
TopicOccupational Health and Safety Research
Canadian institutionsnot available
Fundersnot available
KeywordsPoison controlOccupational accidentSexual abuseWork environment
DOInot available

Abstract

fetched live from OpenAlex

L'ampleur actuelle de la morbidité et de la mortalité liées aux blessures professionnelles (c.-à-d. accidents du travail, troubles liés aux mouvements répétitifs) pèse lourd sur la productivité des travailleurs, des entreprises et de la société canadienne. Annuellement, les données révèlent qu'un Canadien sur quinze est blessé dans l'exercice de son travail, alors que les coûts économiques générés par les blessures professionnelles mortelles et non mortelles figurent parmi les principales causes contributives au fardeau économique de la maladie au Canada. Ainsi, malgré la présence de disparités importantes dans la distribution sociale des facteurs de risque liés aux blessures professionnelles, les connaissances actuelles n’ont pas permis à ce jour de vérifier et de départager la contribution relative de déterminants contextuels tels que la profession ou le secteur industriel de celle des facteurs individuels (par ex. : profil sociodémographique, style de vie, traits de personnalité, état de santé préexistant) et associés à l’environnement de travail immédiat (p.ex. : risques professionnels, nature du contrat de travail). Ces connaissances n’ont pas permis non plus d’établir la nature du rôle spécifique de l’état de santé mentale des travailleurs au regard de l’incidence des blessures professionnelles. Le but de cette recherche était double. Premièrement, elle cherchait à établir la contribution de la profession et du secteur industriel à l’explication des blessures professionnelles. Deuxièmement, elle visait à valider un modèle explicatif des blessures professionnelles, intégrant les déterminants individuels (c.-à-d. profil sociodémographique, style de vie, traits de personnalité, et conditions chroniques de santé), environnementaux (p. ex. : les facteurs du travail tels les risques professionnels et la nature du contrat de travail, ainsi que les facteurs hors travail tels le statut marital et parental), et contextuels (c.-à-d. profession, secteur industriel) des blessures professionnelles. Population. Les données proviennent des fichiers maîtres de deux bases de données produites par Statistique Canada : une enquête transversale, soit l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC; 2010) ainsi qu’une enquête longitudinale, soit l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP; 1994-2010). La pertinence de recourir à ces bases de données aux fins de cette recherche tient du fait qu’elles documentent les déterminants sociaux de la santé de la population canadienne, incluant par le fait même une série de déterminants socioprofessionnels ainsi que d’indicateurs de blessures professionnelles. La santé mentale, évaluée ici comme médiateur potentiel de l’association entre les déterminants et les blessures professionnelles, est mesurée par un indicateur de détresse psychologique. Stratégie analytique. Le recours à ces deux bases de données suit une double logique. Premièrement, l’examen de l’ESCC 2010 permet d’établir la prévalence des blessures professionnelles par profession et par secteur industriel, ainsi que d’identifier les professions et les secteurs pour lesquels cette prévalence est supérieure à la moyenne nationale. Une fois les prévalences établies, des analyses multiniveaux reposant sur une structure hiérarchique où les travailleurs (niveau-1) sont associés à des professions (niveau-2), puis à des secteurs industriels (niveau-2), ont été effectuées afin de départager la contribution unique de la profession ainsi que du secteur industriel pour expliquer les blessures professionnelles, au-delà de leurs déterminants environnementaux (c.-à-d. facteurs du travail et hors travail) et individuels. Deuxièmement, l’examen de l’ENSP 1994-2010 permet de dégager les dynamiques causales des blessures professionnelles. Des analyses multiniveaux reposant cette fois sur une structure hiérarchique où les temps de mesure (niveau-1) sont nichés dans le niveau propre aux travailleurs (niveau-2) permettent d’évaluer dans le temps la stabilité des associations entre les déterminants et les blessures professionnelles, ainsi que l’effet de médiation de la détresse psychologique sur ces associations. Résultats. Selon les données de l’ESCC 2010, la prévalence moyenne nationale des accidents du travail se situe à près de 3 % des travailleurs, alors que celle des troubles liés aux mouvements répétitifs atteint près de 5 %. La profession regroupant les charpentiers et les ébénistes est identifiée comme étant particulièrement à risque, tant pour les accidents du travail que pour les troubles liés aux mouvements répétitifs. En ce qui concerne les secteurs industriels, ceux associés aux entrepreneurs spécialisés, à l’élevage animal, ainsi qu’à la construction de bâtiments présentent également des risques élevés pour la main-d’œuvre. De plus, les analyses multiniveaux montrent que 5 à 12 % de la variance expliquée des blessures professionnelles est directement attribuable soit à la profession, soit au secteur industriel (objectif de recherche 1). En examinant les déterminants, un niveau élevé de demandes physiques ainsi que de stress au travail auto-perçu représentent des facteurs de risque communs aux deux types de blessures professionnelles (objectif de recherche 2). L’examen de l’ENSP 1994-2010 rend compte des dynamiques causales ainsi que d’une plus vaste étendue de déterminants (objectif de recherche 2). Pour les accidents du travail, après ajustement des autres déterminants (c.-à-d. facteurs hors travail, facteurs individuels), l’utilisation des compétences, les demandes physiques ainsi que le nombre d’heures travaillées par semaine représentent des facteurs de risque dans le temps, alors que la présence d’une autorité décisionnelle pour le travailleur constitue un facteur de protection. Sur le plan des troubles liés aux mouvements répétitifs, les demandes physiques ainsi que le nombre d’heures travaillées constituent également des facteurs de risque, alors que l’utilisation des compétences se révèle plutôt comme un facteur de protection. Enfin, tant pour les accidents du travail que pour les troubles liés aux mouvements répétitifs, la détresse psychologique ne s’est pas avérée significativement associée à aucun de ces types de blessures professionnelles à un seuil de signification de p<0,05. L’analyse des données épidémiologiques de la main-d’œuvre canadienne dérivées de l’ESCC (2010) ainsi que de l’ENSP (1994-2010) permet d’établir de manière probante, à partir de bases de données multiples, la nature des déterminants des blessures professionnelles. La profession et le secteur industriel d’activités au sein desquels évoluent les travailleurs ainsi que certains facteurs du travail, sont des déterminants structurants à prendre en compte dans l’évaluation des risques communs associés tant aux accidents du travail qu’aux troubles liés aux mouvements répétitifs.

Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.

How this classification was reachedexpand

Full frame machine prediction

Teacher imitation

Not calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.

metaresearch head score (Codex)0.002
metaresearch head score (Gemma)0.004
Version: metacan-v3-hybrid-931329e0061cValidation status: machine_predicted_unvalidated
Candidate categoriesnone
Consensus categoriesnone
DomainCandidate signal: none · Consensus signal: none
Study designCandidate signal: Observational · Consensus signal: Observational
GenreCandidate signal: Empirical · Consensus signal: Empirical
Teacher disagreement score0.387
Threshold uncertainty score0.769

Distilled classifier scores by category (both heads)

CategoryCodexGemma
Metaresearch0.0020.004
Meta-epidemiology (narrow)0.0000.000
Meta-epidemiology (broad)0.0000.001
Bibliometrics0.0010.001
Science and technology studies0.0010.002
Scholarly communication0.0020.001
Open science0.0010.002
Research integrity0.0010.001
Insufficient payload (model declined to judge)0.0070.000

Machine scores (provisional)

The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.

Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.

Opus teacher head0.184
GPT teacher head0.513
Teacher spread0.329 · how far apart the two teachers sit on this one work
Validation statusscore_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it

Classification

machine, unvalidated

Machine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.

The models applied no category: nothing in the taxonomy fit this work.
Study designObservational
Domainnot available
GenreEmpirical

How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".

Quick stats

Citations1
Published2018
Admission routes1
Has abstractyes

Explore more

Same topicOccupational Health and Safety Research→French-language works237,207→