Pratiques éditoriales et évaluation par les pairs dans trois revues canadiennes d'histoire naturelle et de biologie (1868-1967)
Bibliographic record
Abstract
Cette thèse de doctorat porte sur les pratiques éditoriales dans les revues de sciences naturelles et de biologie au Canada entre 1868 et 1967. En se concentrant sur la mise en place et l’évolution de l’évaluation par les pairs dans les publications des biologistes canadiens, elle vise à retracer la formation du système éditorial d’une discipline et de ses critères de légitimité. Pour ce faire, nous analysons la trajectoire spécifique de trois périodiques : le Naturaliste canadien, le Canadian Journal of Research et la Revue canadienne de biologie. Cela nous permet aussi de mieux comprendre l’autonomisation de la biologie canadienne. Ce processus se manifeste par l’établissement d’un contrôle disciplinaire croissant des biologistes sur les critères de publication des revues canadiennes, facilitant ainsi leur insertion dans le champ scientifique. Dans le premier chapitre, nous nous intéressons aux pratiques éditoriales de l’abbé Léon Provancher, naturaliste autodidacte et fondateur du Naturaliste canadien, première revue francophone de sciences naturelles en Amérique du Nord. Nous décrivons le modèle de publication mis en place par Provancher pour sa revue de 1868 à 1892, en insistant sur l’insertion de la revue dans l’espace de publication des sciences naturelles, principalement en Amérique du Nord, afin d’illustrer le rôle d’un rédacteur-producteur dans la définition du cadre de la scientificité au Canada. Puis, nous montrons que la prise en charge subséquente - entre 1894 et 1929 - de la revue par l’abbé Huard, disciple de Provancher, a donné lieu à une adaptation partielle de la revue aux exigences croissantes du champ. En effet, malgré une conception de la publication comme entreprise collective, les pratiques d’évaluation et les critères de légitimité guidant les décisions éditoriales de l’abbé Huard n’étaient plus en phase avec celles générées par l’institutionnalisation croissante du champ scientifique et la formalisation de ses méthodes d’évaluation par les pairs. Ensuite, nous analysons la mise en place d’un système d’évaluation par les pairs au Canadian Journal of Research, revue du Conseil national de recherches du Canada. Entre 1929 et 1951, les biologistes canadiens ont occupé une place de plus en plus importante dans l’évaluation des articles publiés. Toutefois, nous montrons également que le support étatique et était primordial dans la mise en place de ce contrôle disciplinaire sur les politiques éditoriales. Enfin, dans les deux derniers chapitres, nous explorons les trajectoires du Naturaliste canadien, passé entre les mains de l’Université Laval (1930-1970) et de la Revue canadienne de biologie entre 1942 et 1980, publiée par l’Université de Montréal. Nous y analysons les stratégies éditoriales issues des priorités institutionnelles et départementales de ces universités et des communautés de biologistes qui gravitent autour de ces deux publications. Cette analyse met en lumière le rôle des revues universitaires dans la définition d’un espace de publication différencié. Les pratiques d’évaluation par les pairs sont alors tributaires du contexte local et des priorités des individus qui les contrôlent, tout en visant à s’arrimer aux critères de légitimité mis en place dans les périodiques centraux du champ scientifique. L’implication des presses universitaires dans la publication de ces revues au cours des années 1960 vient cristalliser le point de jonction entre les enjeux institutionnels et disciplinaires. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : histoire des sciences, Canada, biologie, revues scientifiques, évaluation par les pairs
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How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.035 | 0.090 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.012 | 0.014 |
| Science and technology studies | 0.012 | 0.011 |
| Scholarly communication | 0.016 | 0.007 |
| Open science | 0.002 | 0.005 |
| Research integrity | 0.004 | 0.006 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.015 | 0.004 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".