Les indicateurs de lésions indemnisées en santé et en sécurité du travail au Québec : analyse par profession en 1995-1997
Bibliographic record
Abstract
Cette étude s’inscrit dans un processus d’exploitation des données statistiques de la CSST conjointement avec les données du recensement canadien, processus qui a débuté il y a plus de 15 ans à l’IRSST. Le jumelage de ces deux sources de données permet d’obtenir des portraits statistiques de la situation d’ensemble qui ne seraient pas disponibles autrement. La connaissance des groupes de travailleurs ayant les indicateurs de lésions professionnelles indemnisées les plus élevés constitue une information précieuse pour la planification de la recherche ou de l’intervention en santé et sécurité du travail. Ce rapport, qui est complémentaire à celui sur les activités économiques, présente l’analyse des indicateurs de fréquence, de la gravité et de la prévalence des lésions professionnelles par profession, en 1995-1997. Ces indicateurs ont été calculés, pour la première fois, sur la base du nombre de travailleurs en équivalent temps complet (ETC) au lieu des effectifs en nombre d’individus. Ce changement méthodologique vise à tenir compte de l’importance du travail atypique, en particulier du travail à temps partiel ou occasionnel. Par ailleurs, des indicateurs selon le sexe sont présentés lorsque les professions comptent un nombre de travailleurs et de lésions qui respecte les critères méthodologiques. Une analyse distincte des indicateurs de maladies professionnelles indemnisées a aussi été effectuée. Une description détaillée des caractéristiques de la main-d’œuvre et des lésions est présentée dans ce rapport pour les 26 professions ayant les taux de prévalence ETC les plus élevés. Finalement, des tableaux de classement des professions selon les principaux indicateurs sont présentés en annexe. Les faits saillants des résultats obtenus sont les suivants :le nombre de lésions professionnelles indemnisées par la CSST est passé de près de 220 000 à la fin des années 80 à moins de 120 000 vers la fin de la décennie 90 ; durant la période 1995-1997 la population active au Québec se chiffrait à environ 3 millions de travailleurs, ce qui correspond à 2,5 millions de travailleurs ETC, soit 1 million de femmes et 1,5 million d’hommes ; les femmes, qui constituent 45 % de la main-d’œuvre, se concentrent majoritairement dans des professions non manuelles (61 %), ce qui n’est pas le cas des hommes (39 %). Ces derniers sont donc plus présents dans les professions manuelles (46 %) contrairement aux femmes (20 %) ; plus de trois lésions indemnisées sur quatre surviennent à des travailleurs des professions manuelles alors que celles-ci ne représentent qu’un emploi sur trois. Le taux de fréquence des lésions est d’ailleurs treize fois plus élevé pour ces professions (10,7 %) que pour les professions non manuelles (0,8 %) et il est deux fois et demie celui des professions mixtes (4,0 %) ; il y avait, au cours de la période 1995-1997, 7,4 travailleurs absents quotidiennement par 1 000 travailleurs ETC. Ce taux de prévalence ETC est plus élevé chez les hommes (8,8 ‰) que chez les femmes (5,2 ‰). La situation est très différente lorsqu’on tient compte des catégories professionnelles; concernant les professions manuelles, bien que les hommes aient plus fréquemment des lésions professionnelles indemnisées, la durée moyenne d’indemnisation est plus longue pour les femmes (65,2 jours) que pour les hommes (49,5 jours). Il en résulte que la proportion de travailleurs manuels absents à chaque jour, par tranche de 1 000 travailleurs ETC, est de 15,5 ‰ pour les hommes et de 13,8 ‰ chez les femmes. Par ailleurs, le taux de prévalence pour les autres catégories de travailleurs (non manuels, mixtes) est plus élevé chez les femmes que chez les hommes ; il y a 26 professions qui ont été ciblées en raison d’un taux de prévalence des lésions indemnisées au moins trois fois supérieur à la valeur correspondante pour le Québec, soit un taux de 22,3 ‰ ou plus. Ces 26 professions, qui constituent 3% de la main-d’œuvre, ont subi, durant la période 1995-1997, plus de 16 000 lésions par année, ce qui représente plus de 13% des lésions indemnisées au Québec. Les professions qui se situent en tête de liste sont, par ordre d’importance, les monteurs de charpentes métalliques, les mineurs, carrieurs, foreurs de puits et travailleurs assimilés, les magasiniers, ordonnanciers et distributeurs, les manoeuvres et travailleurs assimilés du bâtiment ainsi que les manœuvres et travailleurs assimilés de l’industrie du bois, à l’exclusion de ceux du secteur des pâtes à papiers. Il y a aussi des professions qui peuvent œuvrer dans les services parmi les 26 professions. Par exemple, le personnel spécialisé et les auxiliaires des soins infirmiers et thérapeutiques, les infirmières auxiliaires ainsi que les mécaniciens et réparateurs; parmi les quelques 367 000 lésions professionnelles indemnisées durant la période 1995-1997, on retrouve environ 19 000 cas de maladies professionnelles, soit un peu plus de 5 % de l’ensemble des lésions professionnelles ; l’importance relative des maladies professionnelles indemnisées est plus élevée chez les femmes (7,4 %) que chez les hommes (4,5 %) ; par catégorie professionnelle, le taux de fréquence des maladies professionnelles le plus élevé se retrouve chez les travailleurs des professions manuelles (5,7 ‰), en particulier chez les femmes (8,0 ‰). Les résultats de cette étude s’adressent aux planificateurs, chercheurs et intervenants en santé et sécurité du travail. Elle leur permettra de connaître les professions qui ont les indicateurs de lésions professionnelles indemnisées les plus élevés ou, s’ils s’intéressent à une profession en particulier, de connaître la valeur de ses indicateurs de lésions professionnelles indemnisées ainsi que d’obtenir des informations sur sa main-d’œuvre et ses lésions.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.003 | 0.006 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.001 | 0.001 |
| Bibliometrics | 0.003 | 0.007 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.001 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.001 |
| Research integrity | 0.000 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.005 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".