Ces jeunes « qui ont tout bousculé »? : scénographie et postures des « nouveaux » éditeurs québécois
Bibliographic record
Abstract
Les maisons d’édition québécoises fondées au tournant des années 2000 sont souvent associées, dans les médias, à une forme de renouveau : on dit d’elles qu’elles sont « singulières », qu’elles se « démarquent » ou même qu’elles « transforment » le champ éditorial. Mon mémoire se propose d’interroger la « nouveauté » de ceux qu’on désigne, même vingt ans plus tard, comme les « nouveaux » éditeurs québécois : sur quoi, concrètement, repose cette image de jeunes « qui ont tout bousculé » ? À l’aide d’outils d’analyse du discours, j’ai défini la scénographie dans laquelle prend place « l’irruption » des nouveaux éditeurs, puis j’ai analysé leur posture, en prenant plus particulièrement exemple sur un cas de figure, celui de Marchand de feuilles. Dans mon premier chapitre, j’ai survolé divers enjeux qui marquent le champ éditorial du début du XXIe siècle afin de situer le discours des éditeurs de mon corpus. Plusieurs phénomènes qui s’accélèrent — comme la concentration éditoriale ou la montée du numérique — font craindre des changements profonds dans la fonction éditoriale, ce qui crée un climat propice pour qu’émerge un militantisme pro-indépendance. Lequel unit les petites maisons d’édition contre les plus grandes, un élément clé de la scénographie des nouveaux éditeurs. Mon deuxième chapitre étudie l’implantation de la relève éditoriale au début des années 2000. Mes résultats montrent que l’insertion des nouveaux éditeurs se fait principalement par leur discours, qui crée une dichotomie entre les « vieux » et les « jeunes ». Les nouveaux éditeurs opposent leur originalité, leur dynamisme et leurs méthodes de travail centralisées autour d’une petite équipe, au désenchantement d’une édition froide, mécanique et blasée, pratiquée par les « gros » éditeurs. Ces derniers rejettent fortement l’arrivée des nouveaux éditeurs, auxquels ils reprochent leur amateurisme. L’arrivée massive de maisons d’édition et de revues animées par la relève entraîne néanmoins une multiplication des voix, dont on reconnaît de plus en plus l’importance. À partir des années 2010, les divers succès qu’obtiennent les nouvelles maisons d’édition en viennent à légitimer leur position dans le champ, si bien que l’opposition générationnelle s’atténue, jusqu’à n’exister que dans le discours médiatique. Dans mon troisième chapitre, j’ai défini ce qui caractérisait le discours des nouveaux éditeurs québécois en établissant ce qui constitue leur scénographie collective. Ceux-ci empruntent au registre des indépendants tout en se revendiquant aussi d’une influence anglo-saxonne. Ces divers points communs permettent ainsi d’expliquer pourquoi les médias ont tendance à considérer les nouveaux éditeurs comme un groupe, bien qu’on insiste, paradoxalement, sur leur singularité. Afin de mieux comprendre cet aspect, j’ai étudié l’image de marque de Marchand de feuilles. L’analyse de la posture de son éditrice (Mélanie Vincelette) ainsi que du catalogue et des réseaux sociaux de la maison d’édition m’a permis d’en dévoiler les points communs et les stratégies de distinction par rapport à ses compétiteurs. Ce mémoire permet de mieux comprendre comment les nouveaux éditeurs se mettent en scène dans l’espace public, en particulier sur les réseaux sociaux, et comment ces stratégies ont influencé le discours social et médiatique utilisé pour parler d’eux.
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.016 | 0.007 |
| Scholarly communication | 0.008 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.002 |
| Research integrity | 0.001 | 0.002 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.012 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".