Penser le social dans l'organisation du travail : enquête de terrain sur la coopération chez les travailleurs étrangers temporaires du secteur agricole
Bibliographic record
Abstract
L’emploi de plus en plus fréquent de travailleurs temporaires dans le secteur agricole témoigne de la restructuration néolibérale qui survient dans la sphère du travail depuis plusieurs décennies. En effet, la littérature met en lumière les exigences de flexibilisation et le rapport utilitariste de tels programmes, ainsi que la précarité structurelle dans laquelle se retrouvent les travailleurs temporaires du secteur agricole. La création de ces statuts d’emplois affecte également les liens sociaux qui se développent dans le travail et porte atteinte au caractère collectif du travail, par l’isolement, l’individualisation et la concurrence qui prennent une place de plus en plus importante au sein des entreprises. Des « récits d’inclusion » dans la littérature scientifique témoignent tout de même d’une préoccupation grandissante des organismes communautaires, des institutions gouvernementales et de la population générale pour les enjeux vécus par les travailleurs temporaires du secteur agricole au Canada. Ainsi, malgré l’exclusion et la précarité, des liens amicaux, intimes et politiques se tissent entre les travailleurs étrangers et les citoyens, devenant des voies pour une plus grande inclusivité citoyenne et potentiellement, une protection sociale accrue. De ce constat, et en tournant mon regard vers le travail réel, la recherche vise à explorer la question des liens sociaux au sein d’un collectif de travail qui s’appuie sur une structure précarisante pour opérer. À partir des théories sur la centralité politique du travail, mobilisées par Christophe Dejours et Franck Fischbach, et du travail de la sociologue Danièle Linhart, il s’agit de mettre à l’épreuve le concept de coopération dans le travail, en documentant d’abord le quotidien des employés agricoles temporaires pendant leur séjour au Canada, quotidien grandement marqué par les exigences du travail. Il s’agit d’autre part d’explorer où se trouve le collectif dans le travail agricole et quels types de liens sociaux sont observables dans l’entreprise. Finalement, la recherche a l’ambition de réfléchir à la manière dont la (re)création de nouveaux liens sociaux, basés sur la solidarité et l’aide mutuelle, permettrait d’assurer une plus grande protection sociale pour les travailleurs temporaires du secteur agricole. À partir d’une démarche ethnographique reposant sur la participation observante et la conduite d’entretiens auprès de travailleurs temporaires, il a été possible de constater que, si la coopération entre les collègues se trouve effectivement endommagée par le manque de reconnaissance, par le lien de dépendance envers le patron, par la concurrence et le manque d’espaces de délibération formels, des éléments d’entraide, de convivialité et de beauté dans le travail subsistent néanmoins. Toutefois, malgré ces éléments témoignant de la persistance du social dans l’organisation du travail, l’hypothèse soutenue par Fischbach et Dejours sur la nature foncièrement démocratique du travail reste difficilement ancrable et observable dans l’entreprise agricole, tant les obstacles au développement de la coopération sont prégnants et exacerbés par la précarité structurelle des travailleurs temporaires. Il apparait donc essentiel d’élargir la perspective, par le développement d’une solidarité plus large avec des tiers qui ne sont pas directement impliqués dans le procès du travail. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : travailleurs étrangers temporaires, coopération, solidarité, aide mutuelle, agriculture, recherche ethnographique
Fetched live from OpenAlex and de-inverted. Abstracts are not stored in this database: the inverted indexes are 8.6 GB of the frame’s 9.3 GB of text, and the host has 13 GB free.
How this classification was reachedexpand
Full frame machine prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. The Gemma side is a direct model label for every work in the frame, read from the title-only record. The Codex side is a classifier learned from the 10,348 direct Codex labels and calibrated to design-weighted sample rates; fields without enough sample support carry no Codex call. Candidate is the union of the two sides; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels.
Distilled classifier scores by category (both heads)
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.002 | 0.002 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.001 | 0.002 |
| Science and technology studies | 0.011 | 0.009 |
| Scholarly communication | 0.006 | 0.002 |
| Open science | 0.001 | 0.004 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.010 | 0.001 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one source (direct Gemma or distilled Codex), not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".