Inscrire des subjectivités lesbiennes dans le canon de la poésie russophone contemporaine ?
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Bibliographic record
Abstract
Cet article s’intéresse à l’anthologie de poésie lesbienne russophone Le Lû Li, parue en 2008 suite aux deux premières éditions du Festival de poésie lyrique et amoureuse lesbienne à Saint‑Pétersbourg et Moscou. Rassemblant 30 poétesses d’âges, parcours et notoriétés très différentes au sein de la scène littéraire russe, ce recueil pose en effet la question de l’inscription des subjectivités lesbiennes et de leurs moyens d’expression dans le canon de la poésie contemporaine russophone : sa publication intervient à un moment charnière où s’ouvrent, grâce à une multiplicité d’initiatives culturelles et militantes, des possibilités d’énonciation de soi inédites pour les femmes et les personnes sexisées dans la sphère publique russophone. Dans ces conditions, plutôt que de réclamer leur inclusion dans une tradition littéraire préétablie, ou au contraire de se contenter d’offrir un espace d’identification ponctuel à un public d’emblée pensé comme minoritaire, les autrices de Le Lû Li cherchent d’abord à élaborer leurs propres stratégies d’écriture et imaginaires afin de mettre en œuvre une parole poétique lesbienne. Après avoir présenté le contexte éditorial, culturel et politique qui a permis d’envisager un tel projet, j’étudie dans cet article la question du devenir sujet dans la langue, qui suppose de sortir de la pathologisation dominante de l’expérience lesbienne en Russie tout en s’appropriant le pathos propre à l’expression des sentiments amoureux dans la poésie lyrique. Ensuite, j’analyse la façon dont les poèmes de Le Lû Li mettent en scène un décentrement de l’oppression patriarcale et de l’hétérosexualité obligatoire, à travers un changement de regard, des désidentifications de genre et l’introduction de nouvelles références culturelles en littérature. Enfin, je reviens en conclusion sur la réception de l’anthologie, à l’aune des évolutions ultérieures de la poésie lesbienne et féministe russophone des années 2010 et 2020.
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Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.001 | 0.001 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.001 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.005 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.000 |
| Open science | 0.000 | 0.000 |
| Research integrity | 0.000 | 0.000 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from it