La dignité du cadavre et de ses restes en droit français : de la fragilité sémantique d’un concept juridique à son utilisation politique
Bibliographic record
Abstract
La notion de dignité humaine des vivants n’a pas de définition juridique précise. Par conséquent, le concept n’est pas toujours facile à cerner et certains juristes vont jusqu’à parler d’axiome, une proposition évidente en soi et s’imposant par principe. De ce flou a pu naître une instrumentalisation de cette notion, qui a fini par dépasser sa portée originelle. C’est également le cas pour la dignité du cadavre, parfois également invoquée en droit. En témoigne l’article 16-1-1 du Code civil français, qui étend depuis le 21 décembre 2008 la notion de dignité humaine au corps humain privé de vie, c’est-à-dire le cadavre. Avant 2008, les familles jouissaient d’une grande liberté quant à la destination des cendres de leurs proches défunts. Cette situation a cependant créé de nombreux contentieux quant à la répartition et la propriété de ces restes mémoriels. Grâce au concept de dignité humaine, le législateur a pu réduire le contentieux autour des cendres en bridant la liberté des familles sur leur destination et ainsi désengorger les tribunaux. Le renvoi politique vers des risques identifiés ou supposés d’une perte de dignité souligne également une différence d’appréciation par rapport à l’existant. Il suppose que les modes de préparation des corps morts et les techniques funéraires actuelles ne dérogent pas, pour leur part, aux limites de la dignité humaine. Ce postulat est questionnable. Cet article se propose de développer plus largement cette analyse en démontrant comment la notion de dignité du cadavre, mal définie, peut être dévoyée de son contexte juridique pour former des réponses politiques. Au passage, la présente étude tentera d’apporter les premiers contours d’une définition de la dignité du corps après la mort comme notion autonome par rapport à la dignité des vivants.
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How this classification was reachedexpand
Full frame distilled prediction
Teacher imitationNot calibrated prevalence, not ground truth. Human validation pending. Learned from the 10,348 direct Codex labels and 10,348 direct Gemma labels. Candidate is the union of thresholded teacher heads; consensus is their intersection. These outputs are machine_predicted_unvalidated and are not human labels or direct frontier model labels.
Codex and Gemma teacher scores by category
| Category | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Metaresearch | 0.004 | 0.003 |
| Meta-epidemiology (narrow) | 0.000 | 0.000 |
| Meta-epidemiology (broad) | 0.000 | 0.000 |
| Bibliometrics | 0.000 | 0.000 |
| Science and technology studies | 0.001 | 0.001 |
| Scholarly communication | 0.000 | 0.001 |
| Open science | 0.001 | 0.000 |
| Research integrity | 0.001 | 0.001 |
| Insufficient payload (model declined to judge) | 0.000 | 0.000 |
Machine scores (provisional)
The two teacher heads of the student model, read on this work. A score orders the frame for review; it never asserts a category, and the validation status ships verbatim with every row.
Baseline scores from an immature model (maturity gate not passed, 7 training rounds). Scores rank; they never assert a category.
score_only:v0-immature-baseline · verbatim from the scoring run: score_only means the number may rank works, and no category label ships from itClassification
machine, unvalidatedMachine predicted; a candidate call from one teacher head, not a consensus.
How this classification was reached, model by model and score by score, is at the end of the page under "How this classification was reached".