Éléments d’analyse de la stratégie de traduction mise en œuvre dans le surtitrage
Notice bibliographique
Résumé
Apparue au début des années 1980 au Canada, la pratique du surtitrage (1) s'est depuis largement développée, tant à l'opéra qu'au théâtre.Pour mesurer cet essor, différents indicateurs peuvent être observés, notamment celui qui concerne l'évolution du marché.À titre d'exemple, l'entreprise italienne Prescott, spécialisée dans la prestation de surtitrage, a publié en 2006 un catalogue des différentes productions qui avaient fait appel à ses services depuis 1996.En consultant ce catalogue, on peut se rendre compte que le nombre de prestations de surtitrage a connu une forte augmentation sur cette période : si en 1996, un seul spectacle avait été surtitré, on comptait déjà 15 spectacles surtitrés en 1998 pour atteindre, sur les années 2004, 2005 et 2006, une soixantaine de spectacles surtitrés annuellement.Un marché florissant donc, qui révèle combien le surtitrage s'est imposé comme le moyen privilégié pour la traduction des spectacles en langue étrangère.Pratique en plein essor, le surtitrage reste, dans le même temps, un objet traductologique encore assez peu étudié.Nous ne prétendons pas répondre ici à toutes les questions théoriques qu'il soulève mais seulement explorer quelques pistes de réflexion et cerner certains enjeux concernant la stratégie à mettre en œuvre lors du processus de traduction.Rappelant que le surtitrage peut être employé pour la traduction d'œuvres lyriques ou théâtrales, voire même parfois pour la traduction de conférences, nous souhaitons circonscrire notre analyse en précisant qu'elle sera principalement centrée sur le surtitrage théâtral.Nous proposons d'organiser notre exposé en trois temps.Tout d'abord, nous commencerons par proposer une description du texte source et nous verrons que, de par sa nature, celui-ci n'est pas sans incidence sur certains choix traductifs.Ensuite nous essaierons de comprendre et de définir la stratégie de traduction à déployer au vu des spécificités du surtitrage, stratégie que nous illustrerons en mentionnant quelques-unes de ses réalisations au niveau linguistique.66 Éléments d'analyse de la stratégie de traduction mise en œuvre dans le surtitrage Bruno Péran (1) À propos du surtitrage voir aussi dans ce même numéro l'article de B. Péran et Agnès Surbezy, « Surtitrage et Langue des Signes : l'expérience d'une complicité ?», p. 78 à 88, ainsi que l'article d'Hervé Péjaudier « Surtitrer, vous êtes sûrs ?», Traduire 222, p. 87 à 91.Nous terminerons notre analyse en soulignant certaines caractéristiques du texte ainsi produit.Pour cela, nous nous appuierons bien sûr sur des travaux théoriques mais également sur notre expérience de surtitreur, notamment auprès de la compagnie de théâtre universitaire toulousaine Les Anachroniques, qui monte, depuis plus de vingt ans, des pièces d'auteurs contemporains, espagnols et hispano-américains, en langue originale. Description du texte sourcePour le surtitrage comme pour toute traduction, il est nécessaire, dans un premier temps, de s'interroger sur le texte à traduire.L'expression « surtitrage théâtral » porte en elle un premier élément de réponse puisqu'elle associe le texte source à un genre littéraire, le théâtre, définissant ainsi le surtitrage comme un type de traduction théâtrale.Si cette qualification ne saurait être réfutée, elle mérite cependant d'être précisée car elle peut prêter à confusion.Par traduction théâtrale, on entend, la plupart du temps, la traduction du texte destiné à la mise en scène, c'est-à-dire la traduction du texte dramatique écrit par l'auteur.Celui-ci est généralement composé de dialogues et de didascalies et chacune de ces masses textuelles doit donc faire l'objet d'une traduction.Le surtitrage, quant à lui, se propose de traduire un spectacle, une représentation, c'est-à-dire la réalisation scénique du texte dramatique.Les mots qui sont joués, déclamés sur scène sont donc traduits, à la différence des didascalies qui représentent des indications scéniques qui sont concrétisées -ou non -au moment où le texte est porté à la scène.Il ne faut pas pour autant restreindre le texte à traduire au simple texte dialogal tel qu'il a été écrit par l'auteur.En effet, le processus de création théâtrale voit l'intervention de différents agents qui vont participer à la création d'un nouveau texte, celui de la représentation, texte source pour le surtitreur.En effet, le metteur en scène est libre d'adapter le texte dramatique en fonction de la lecture qui est la sienne, il peut respecter ou non les indications fournies par les didascalies, il peut manipuler le texte à sa guise, le modifier en le tronquant, en changeant certaines répliques, en rajoutant du texte, etc. À cette première adaptation du texte par le metteur en scène s'ajoute l'interprétation de ce même texte par les comédiens.Lors du spectacle, le texte n'est plus figé sur des pages mais il est joué, incarné par des comédiens.La mise en voix et en espace va ancrer le texte dans une énonciation scénique précise où il prendra tout son sens.Si l'on s'accorde à considérer que l'objectif premier du surtitrage est de donner accès au sens du texte, on peut donc dire que le surtitrage ne doit pas traduire le texte destiné à la mise en scène, mais plutôt le texte issu de la mise en scène, résultat des interprétations combinées des différents agents de la création que sont le metteur en scène et les comédiens.Pour illustrer notre propos, nous pourrions multiplier les exemples tant il est vrai que l'on touche là à une problématique inhérente à tout travail de surtitrage.Permettons-nous seule-Eléments d'analyse de la stratégie de traduction mise en œuvre dans le surtitrage
Récupéré en direct depuis OpenAlex et désinversé. Les résumés ne sont pas conservés dans cette base de données : les index inversés représentent 8,6 Go des 9,3 Go de texte de la base, et le serveur dispose de 13 Go libres.
Comment cette classification a été obtenuedéplier
Prédiction machine sur la base complète
Imitation des enseignantsNi prévalence calibrée, ni vérité terrain. Validation humaine à venir. Le volet Gemma est une étiquette directe du modèle pour chaque travail de la base, lue sur la notice réduite au titre. Le volet Codex est un classifieur appris des 10 348 étiquettes directes de Codex et calibré sur les taux pondérés de l'échantillon; les champs sans appui suffisant ne portent aucun appel Codex. Le mode candidate est l'union des deux volets; le consensus est leur intersection. Ces sorties portent le statut machine_predicted_unvalidated et ne sont pas des étiquettes humaines.
Scores du classifieur distillé par catégorie (deux têtes)
| Catégorie | Codex | Gemma |
|---|---|---|
| Métarecherche | 0,005 | 0,009 |
| Méta-épidémiologie (sens strict) | 0,001 | 0,000 |
| Méta-épidémiologie (sens large) | 0,000 | 0,001 |
| Bibliométrie | 0,004 | 0,008 |
| Études des sciences et des technologies | 0,004 | 0,004 |
| Communication savante | 0,017 | 0,006 |
| Science ouverte | 0,002 | 0,001 |
| Intégrité de la recherche | 0,002 | 0,002 |
| Charge utile insuffisante (le modèle a refusé de juger) | 0,021 | 0,003 |
Scores machine (provisoires)
Les deux têtes enseignantes du modèle étudiant, lues sur ce travail. Un score ordonne la base pour la relecture; il n'affirme jamais une catégorie, et le statut de validation accompagne chaque rangée tel quel.
Scores de référence d'un modèle non mature (critères de maturité non atteints, 7 itérations). Un score ordonne; il n'affirme jamais une catégorie.
score_only:v0-immature-baseline · tel quel depuis la passe de notation : score_only signifie que le nombre peut ordonner les travaux, et qu'aucune étiquette de catégorie n'en découleClassification
machine, non validéePrédiction automatique; un appel candidat d’une seule source (Gemma direct ou Codex distillé), pas un consensus.
Le détail, modèle par modèle et score par score, se trouve en fin de page sous « Comment cette classification a été obtenue ».